"Le Brésil a son propre style. C'est comme ça que nous devons jouer : avec inspiration et bonne humeur, se réjouissait l'entraîneur brésilien Jorge Ferreira Alves. Il faut savoir bien défendre et bien attaquer ; et utiliser tous les joueurs intelligemment. Nous avions l'occasion d'offrir un beau spectacle à la foule et nous l'avons fait."

Chargé d'apporter de la cohérence à un groupe de talents individuels, l'Indio, comme est surnommé le sélectionneur brésilien, fait de nouveau confiance à Robertinho, Junior Negao, Benjamin, Jorginho et Romario. Contre l'Espagne, les locaux avaient connu un départ catastrophique marqué par une terrible volée d'Amarelle dès le coup d'envoi. Ce soir, ils font le même coup à l'Argentine, Romario inscrivant son premier but de la compétition au bout de cinq secondes.

Les tribunes combles et la foule massée autour de l'écran géant installé sur la plage n'en attendaient pas moins. Les Argentins vont vivre une première période cauchemardesque, atteignant la pause sur le score de 5:1, victimes de buts signés Jorginho, Juninho et Nenem (2). Ces douze minutes seront un pot-pourri de ce qui se fait de mieux en beach soccer. Côté albiceleste, le seul motif de réjouissance est ce long coup franc de Santiago Hilaire.

En seconde période, la partie retombe dans un tempo plus raisonnable, l'impressionnant Ezequiel Hilaire tenant la dragée haute aux protégés de l'Indio. Le seul but de ces 12 minutes sera l'œuvre de Benjamin, qui pique joliment le ballon au-dessus de Salgueiro.

Au troisième tiers-temps, la Seleçao hausse de nouveau le ton et Romario ajoute deux buts : un du pied gauche sous le gardien, un autre sur un enchaînement contrôle de la poitrine - volée. Buru plantera la neuvième banderille grâce à une frappe bien placée. L'Argentine sauvera l'honneur grâce à Ezequiel Hilaire et Acosta, mais les esprits sont déjà tournés vers la demi-finale de samedi entre le Brésil et le Portugal.

"Nous avons perdu contre deux équipes exceptionnelles : la France et le Brésil, estimait l'entraîneur argentin Carlos Suarez une fois l'élimination albiceleste entérinée. Mais je pense quand même que nous faisons partie des quatre meilleures équipes de beach du monde ; je suis fier de mes joueurs. Ils n'ont pas craqué dans cette grosse ambiance ; au contraire, ça les a motivés."

Arbitres : Lakhdar Benchabane (FRA), Perdo Infante (VEN), Mohamed Saeed (UAE).