LE FILM DE LA JOURNEE - La finale de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 2005, sera donc 100% européenne entre la France et le Portugal. Si la victoire française face au Japon n'a pas surpris grand monde, celle des Lusitaniens a plongé le Brésil dans une tristesse indescriptible. Demain, les Portugais voudront sans doute prendre leur revanche du Championnat d'Europe 2004 perdu en finale contre les Bleus. Les Auriverde devront eux se relever de cette énorme déception pour aller chercher la troisième place face au Japon.
France 4:1 Japon : les Nippons auront tout donné
" Le Japon est une équipe bien organisée, qui se bat et ne renonce jamais. Elle possède en plus un excellent joueur en la personne de Kawaharazuka. La voir en demi-finale est une très bonne nouvelle pour le sport japonais, asiatique, et pour le beach soccer en général ". Après la victoire des siens aujourd'hui, Eric Cantona ne tarissait pas d'éloges sur l'équipe nippone. Il faut dire que si beaucoup s'attendaient à une demi-finale facile pour la France, il n'en a rien été. Il a fallu une très bonne équipe de France, solide défensivement, pour pouvoir battre un Japon toujours aussi volontaire. Deux jours après avoir passé sept buts à l'Espagne en quart de finale, les Bleus ont cette fois du se contenter de quatre inscrits par Mendy (2), Sciortino et Cardoso.
Pour le Japon, si lorsque l'on atteint les demi-finales on veut toujours aller plus loin, l'aventure aura été belle. Jusqu'aux derniers instants de cette demi-finale, les Nippons ne se sont jamais avoués vaincus. " Ce qui m'a impressionné, c'est qu'à 4:0 à une minute du coup de sifflet final, ils continuaient d'attaquer ", avouait encore Eric Cantona. " Bien sûr que nous lutterons toujours jusqu'au bout. Nous ne savons pas faire autrement ", de lui répondre son homologue japonais Rui Ramos. Et ces efforts ont été récompensés lorsque Kawaharazuka a réduit le score à quelques secondes de la fin du match. " Trois de mes joueurs étaient blessés avant le match, mais ils ont voulu jouer quand même. C'était une question d'honneur pour eux " : Rui Ramos donne là un bel exemple de l'état d'esprit qui habite cette surprenante équipe du Japon. Une détermination qu'elle mettra encore en exergue demain en affrontant le Brésil pour une place sur le podium de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 2005.
Brésil 6:6 (1:2 tab) Portugal : le Portugal au bout du bout
Sans doute l'un des plus beaux matches de beach soccer de ces dernières années. Entre deux équipes pratiquant un jeu magnifique, la différence ne s'est faite que dans la séance des tirs au but au terme d'une splendide rencontre. Chacun leur tour, le Portugal et le Brésil ont pris l'avantage. Jusque dans la prolongation, Benjamin répondait à Alan comme si les Dieux ne voulaient pas se décider. En émergeant au-dessus de ce magnifique lot, l'attaquant Madjer restera comme l'acteur principal de ce match. " Il était vraiment dans un superbe jour aujourd'hui ", était bien obligé d'avouer Índio, l'entraîneur brésilien. Il faut dire qu'en inscrivant quatre buts et le tir au but décisif, la star portugaise a semblé inarrêtable.
" Nous n'avons rien fait d'autre que de profiter des erreurs de notre adversaire ", avouait Madjer avec toute l'humilité qui le caractérise. Sans jamais montrer le moindre signe de panique, le Portugal a même réalisé la performance de revenir de deux buts de retard dans la dernière période de ce match. " Nous n'avons pas utilisé une tactique particulière pour battre cette équipe brésilienne ", a pour sa part déclaré Zé Miguel, l'entraîneur lusitanien. " Nous les connaissons autant qu'ils nous connaissent. Le plus important était de prendre en compte la chaleur afin de se préserver au fil du match ". Demain, le Brésil jouera donc finalement pour la troisième et non la première place de cette Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Si les Auriverde ne semblaient vraiment pas s'y attendre, les Portugais eux devaient y songer comme en témoigne leur calme au coup de sifflet final. " Nous nous étions préparés à jouer la semaine entière, et seront donc prêts demain ".