Pendant trente-six minutes, Buru a vécu l'enfer au stade du Prado avant de connaître enfin la délivrance. Suspendu, le héros de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2007 a dû suivre depuis le bord du terrain les exploits de ses coéquipiers, contraints de revenir par trois fois au score avant d'arracher leur qualification pour la finale de Marseille 2008.
"C'était une véritable torture", s'est exclamé Buru au terme de la victoire (5:4) de la Seleção sur le Portugal. "Je n'avais jamais été aussi nerveux. J'aurais voulu être sur le terrain pour aider mes partenaires. C'était la première fois que j'étais suspendu pour un match de Coupe du Monde et je peux vous dire que l'expérience m'a laissé un très mauvais souvenir !"
Heureusement, l'absence forcée du talentueux Brésilien n'a finalement pas trop pesé sur l'issue de la rencontre. "Nous avons remporté une belle victoire face à une grande équipe. Je crois que c'était le meilleur match du tournoi. Cette rencontre aurait fait une finale idéale."
"Le Portugal a énormément progressé ces dernières années. Il y a beaucoup d'excellents joueurs là-bas. Les Portugais ont été très bons aujourd'hui.
Le numéro 6 n'est évidemment pas le seul joueur brésilien à recevoir les félicitations de Buru. "Pour moi, Mao est le meilleur gardien du monde. Il est bon dans tous les domaines et, surtout, il est actuellement au sommet de son art. Il a encore réalisé de grands arrêts aujourd'hui. C'est grâce à lui si nous sommes restés dans le match. Andre a été déterminant lui aussi et Benjamin a encore réussi un grand match. Il fait incontestablement partie des trois meilleurs joueurs du tournoi, avec Belchior et Roberto Pasquali."
Au coup d'envoi de la finale, Buru sera de nouveau présent sur la plage du Prado pour mener son équipe vers une troisième victoire en Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. "J'attends ce match avec impatience", s'exclame-t-il. "J'ai hâte de jouer à nouveau. Je n'aime pas suivre les matches depuis le bord du terrain. Je suis un joueur avant tout et les joueurs sont là pour jouer.
Pour certains observateurs, l'Italie fait figure d'invitée-surprise à ce niveau de la compétition. Néanmoins, le numéro 11 brésilien s'attend à un match difficile. "Il n'y a pas de petits adversaires en finale. Nous savons ce que nous avons à faire pour devenir champions du monde. Nous devons avant tout croire en nous-mêmes."



