Défaites au premier match, Australiennes et Grecques devaient s'imposer pour rester dans le Tournoi olympique de football de football féminin. Et ce sont les Matildas qui l'ont emporté, petitement mais logiquement. Pour les Hellènes, le rêve des quarts de finale s'éloigne dangereusement, même si tout n'est pas perdu. Les Australiennes devraient-elles se qualifier mais auraient tout intérêt à réussir un bon résultat face aux Etats-Unis pour s'en assurer.

Sous la chaleur impressionnante d'Iraklion, la rencontre commence tambour battant. Les Grecques sont manifestement tendues, et manquent de se faire surprendre dès la première minute. Un ballon, mal dégagé, atterrit dans les pieds de Sarah Walsh. Celle-ci, seule aux 6 mètres, est miraculeusement reprise par Kalliopi Stratakis. Dans la foulée, les filles de Xanthi Konstantinidou concède bêtement un corner sur lequel Joanne Peters, esseulée à 9 mètres, rate le cadre (2').

Les Grecques ont eu chaud, mais se reprennent vite. La petite (1,56m) Dimitra Panteletadou cause quelques misères à l'imposante défense australienne. Elle s'échappe dans l'axe, mais son tir à l'entrée de la surface est beaucoup trop mou (4'). Le jeu devient alors brouillon, mais petit à petit, les Matildas mettent la main sur le match.

Peters, sans doute la meilleure joueuse sur le terrain, est toute proche d'ouvrir le score d'une volée acrobatique sur un centre de Danielle Small, mais le cuir fuit le cadre (21'). Ce n'est que partie remise. Walsh déborde à droite et enroule son centre qui trouve Heather Garriock au deuxième poteau, qui exécute la sentence (0:1, 27').

Les locales ont le mérite de réagir après ce coup de massue. Mais elles restent trop approximatives pour pouvoir créer le danger. " Nous avons un vrai problème de réalisme ", reconnaissait Konstantinidou après-coup. De leur côté, les Australiennes tentent de construire patiemment le jeu, mais pêchent dans le dernier geste. " Le point noir de ce match, c'est que nous avons manqué d'efficacité devant le but ", admettra Adrian Santrac après le match.

Les Matildas manquent le break
Au retour des vestiaires, Konstantinidou tente un coup en faisant entrer Maria Lazarou et Vassiliki Soupiadou. La méthode semble fonctionner, les Grecques prenant le jeu à leur compte. Seulement voilà, l'efficacité n'est pas encore au rendez-vous. Le public, peu nombreux, pousse bruyamment sa formation préférée. Mais rien n'y fait, les Hellènes sont trop brouillonnes.

Sur un contre, les Matildas vont manquer d'un cheveu le break. La très rapide Lisa De Vanna s'enfonce à droite et passe son ballon dans l'axe. Stratakis tacle et le ballon passe à quelques centimètres du poteau (59'). Les protégées d'Adrian Santrac vont même marquer un but par De Vanna, cependant refusé pour hors-jeu (65').

Quant aux Grecques, elles n'ont que ce centre d'Eleni Benson, capté au prix d'un joli plongeon par Cassandra Kell, à se mettre sous la dent (68'). Physiquement, les défenseuses locales n'en peuvent visiblement plus. C'est un miracle que Gillian Foster ne marque pas sur un tir à bout portant contré à la manière d'un hockeyeur par Stratakis (74').

Puis, sur un nouveau déboulé de De Vanna à droite, Small se jette au deuxième poteau, et tacle le ballon, mais Maria Giatrakis a eu le temps de revenir et capte la balle (85'). Malgré un dernier tir de De Vanna (86'), plus rien ne sera marqué. " Nous savions que ce serait difficile, les Australiennes sont meilleures que nous. Pour battre une meilleure équipe il faut que tout réussisse parfaitement et il faut être chanceux. Nous ne l'avons pas été. Mais je suis contente car les filles se sont données à fond ", résumera l'entraîneuse hellène. Santrac était lui satisfait de ses troupes : " Nous avons fait ce qu'il fallait. Nous avons marqué ce but assez tôt, puis contenu les assauts grecs. En deuxième période, nous avons contrôlé le jeu en mettant plus de pression. "

Cette nouvelle défaite élimine quasiment les Grecques de la course aux quarts de finale, tandis que les Australiennes ont fait ce soir un grand pas vers la qualification.