Après trois journées palpitantes à Volos, Athènes, Thessalonique, Patras et Heraklion, le Tournoi Olympique Féminin de Football a déjà dû dire adieu aux hôtes grecques et à la Chine. Une fois de plus, tout le monde a pu constater combien l'élite du football féminin s'est resserrée. FIFA.com a sélectionné une joueuse marquante dans chacune des 10 équipes du premier tour.

Eriko Arakawa (Japon)
Eriko Arakawa, 24 ans, a annoncé la couleur dès les éliminatoires asiatiques des JO. Auteur d'un but en demi-finale contre la Corée du Nord (3:0), elle a récidivé en match de préparation face aux Etats-Unis. Rebelote sur le sol grec, où elle a commencé par causer mille tourments aux défenseuses suédoises, inscrivant le but d'une victoire synonyme de quarts de finale. Malgré la défaite, l'attaquante du NTV Beleza a su confirmer contre le Nigeria également toute l'importance qu'elle a prise au sein de la formation japonaise.

Maribel Domínguez (Mexique)
Pour leurs débuts dans le grand bain olympique, les Mexicaines ont dépassé les attentes, et ce même si elles ont été versées dans le groupe des expérimentées Chinoises et Allemandes. Du coup, elles se sont qualifiées pour la seconde phase. Figure de proue des Tricolores, la véloce Maribel Domínguez a fait apprécier son sens du sacrifice et sa pugnacité. Avec le numéro 9 dans le dos, l'attaquante de l'Atlanta Beat a enthousiasmé les spectateurs de Patrás et d'Athènes par ses courses endiablées et ses frappes redoutables. D'ailleurs, c'est elle qui a inscrit le seul but du Mexique au premier tour, contre la Chine. Suffisant pour assurer une qualification historique en quarts de finale.


Marta (Brésil)
Marta, c'est la tête et les jambes, une jeune fille qui respire le football par tous les pores. A peine âgée de 18 ans, la numéro 10 brésilienne est peut-être la plus grande attraction du football féminin à l'heure actuelle. Son pied gauche magique et sa façon bien à elle de laisser aller son épaule droite engendrent des tours de passe-passe sur lesquels Zidane ne manquerait pas de s'extasier, tout comme l'ont fait tous les observateurs présents en Grèce. Mais attention, cette fille sait mieux que quiconque mettre le spectacle au service de l'efficacité. La preuve en est qu'elle a inscrit deux beaux buts et offert un nombre incalculable d'occasions à ses coéquipières. L'élégance de cette jeune fille à la queue de cheval brune devrait en séduire plus d'un durant les JO et dans les années à venir.


Malin Moström (Suède)
Plaque tournante et point d'ancrage de la sélection suédoise, Malin Moström est là pour assurer la bonne distribution du jeu des Scandinaves. Que ce soit avec son club, l'Umeå IK, ou en équipe nationale, elle cherche constamment à mettre de l'ordre dans la maison et à servir dans les meilleures conditions les attaquantes Victoria Svensson et Hanna Ljungberg. Moström, 29 ans et 87 sélections depuis 1998, fait incontestablement partie des meubles suédois. Ses performances jusqu'ici sont remarquables, à l'image de ce but qui a contribué à la victoire des siennes face au Nigeria (2:1) et donc à leur qualification pour les quarts.


Perpetua Nkwocha (Nigeria)
Pour la première sortie des Nigérianes, face au Japon (1:0), Perpetua Nkwocha, 28 ans, a séduit tant en milieu de terrain qu'en attaque. Puis, lors de la défaite 2:1 contre la Suède, c'est elle qui a inscrit de la tête le but des Africaines. Sans compter que quelques minutes plus tard, la rencontre aurait pu prendre un tour complètement différent si elle n'avait vu son tir s'écraser sur la transversale. Déjà lors des qualifications, à l'occasion du nul 2:2 en Afrique du Sud, Nkwocha avait trouvé le chemin des filets. Parions que la n°4 nigériane nous réserve encore de belles choses pour la suite du tournoi.

Dimitra Panteleiadou (Grèce)
Seule attaquante de pointe, Dimitra Panteleiadou a été la satisfaction de la formation hellène. Du haut de ses 1,56m, l'attaquante du PAOK Salonique a réussi à tirer son épingle du jeu lorsqu'elle fut servie dans la course. Sa vitesse de pointe et sa vivacité ont posé problèmes aux athlétiques défenses australiennes et américaines. Elle a même été toute proche de marquer en contre face aux Matildas, mais a péché dans la finition. Si elle avait pu être un peu plus épaulée sur le front de l'attaque, sans doute aurait-elle pu être plus efficace. Mais à 18 ans, Panteleiadou a tout le temps de progresser.


Joanne Peters (Australie)
Tous les ballons australiens passent par Joanne Peters. Cette grande meneuse de jeu (1,72m), à l'allure dégingandée est la véritable inspiratrice des Matildas. Puissante, elle voit surtout particulièrement bien le jeu, servant parfaitement Danielle Small, Lisa De Vanna ou Sarah Walsh. Non contente d'être une excellente passeuse, la pensionnaire des New York Powers est également une redoutable buteuse. Elle a raté le coche d'extrême justesse face à la Grèce sur une spectaculaire volée, mais n'a pas manqué la cible face aux Américaines : sa tête lobée en pleine lucarne a cloué Briana Scurry sur sa ligne. A 25 ans, l'Australienne semble au sommet de son art.


Birgit Prinz (Allemagne)
Impossible d'évoquer l'Allemagne sans parler de Birgit Prinz. L'attaquante nous montre en ce mois d'août son meilleur visage. A elle seule, elle a inscrit la moitié des dix buts de son équipe. A 26 ans, Prinz ne brille pas seulement par son flair et son sang-froid devant les buts, mais aussi par ses qualités de meneuse. La Joueuse de l'année 2003 de la FIFA n'a pas vraiment le profil d'une avant-centre traditionnelle, puisqu'elle passe beaucoup par les ailes et s'attache à créer des espaces pour ses partenaires. Elle n'hésite pas non plus à redescendre et galvanise véritablement toute son équipe.


Wei Teng (Chine)
Dans une équipe au rendement plus que décevant, Wei Teng a été l'une des seules à surnager. Porteuse du numéro 10, l'attaquante du Pékin Chengjian a été de tous les bons coups de son équipe, rôdant sans relâche aux avant-postes et récitant son large répertoire de dribbles et de feintes de corps indéchiffrables. Cette frustrante campagne olympique lui laissera sûrement une saveur aigre-douce dans la bouche.


Abby Wambach (Etats-Unis)
Avec son mètre quatre-vingt et ses 73 kilos, Abby Wambach ne passe pas inaperçue sur le rectangle vert. Puissante dans les airs, autoritaire dans ses prises de balle et étonnamment technique pour son gabarit, cette athlète de 24 ans est un véritable cauchemar pour les défenses. Alors qu'elle tournait déjà à plus d'un but par match, elle a réussi une tête vrillée contre les organisatrices grecques et a rassuré son camp en inscrivant le deuxième but américain contre les Brésiliennes. Si les Etats-Unis remportent l'or olympique, ils pourront dire un grand merci à Abby.