LE FILM DE LA JOURNEE - Pas de surprise aujourd'hui dans le Tournoi Olympique Féminin, puisque les demi-finales opposeront ce qui se fait de mieux en ce moment dans le monde. Les championnes en titre allemandes seront opposées aux doubles championnes du monde américaines. A Patras, le onze d'outre-Rhin a triomphé 2:1 du Nigeria, tandis que les Etasuniennes ont disposé du Japon sur le même score. On retrouve donc la même demi-finale que lors de la Coupe du Monde de Football Féminin de la FIFA 2003, qui avait vu les Allemandes dicter leur loi 3:0. Dans l'autre rencontre du dernier carré, les Suédoises défieront lundi soir l'équipe du Brésil. Alors que les Nordiques ont dû trembler jusqu'au bout face à l'Australie (2:1), leurs futures adversaires se sont plutôt fait plaisir contre le Mexique (5:0).

L'Allemagne dans la douleur

Le stade Pampeloponnisiako de Patras nous a offert ce soir une partie bien intéressante. Indéniablement, les Allemandes ont trouvé à qui parler. S'efforçant de passer par les ailes, les Africaines ont semé plus d'une fois la confusion dans la défense adverse, avec notamment de belles occasions en première période pour Mercy Akide, Perpetua Nkwocha et Vera Okolo.

Et face à une équipe d'Allemagne quelque peu empruntée en milieu de terrain, c'est plutôt logiquement qu'elles ont ouvert le score peu après les citrons, par l'intermédiaire de leur star Mercy Akide. Toutefois, dès la mi-temps, les championnes du monde avaient choisi de faire rentrer Conny Pohlers en lieu et place de Petra Wimbersky. Un coup de maître. Car Pohlers a clairement insufflé un nouvel élan à son équipe, précipitant l'égalisation de la tête de Steffi Jones (76') avant de marquer elle-même le but de la victoire (81') sur un bon centre de Sonja Fuß.


Les Etats-Unis sortent le Japon

La sélectionneuse US April Heinrichs avait décidé de procéder à quelques modifications dans son équipe. En alignant d'entrée de jeu Brandi Chastain et Lindsay Tarpley, elle avait clairement affiché son intention d'exercer un gros pressing dès le coup d'envoi. La première période met en lumière la supériorité athlétique de ses protégées, qui toutefois ne parviennent pas à concrétiser cet avantage au tableau d'affichage. L'ouverture du score naît d'un cafouillage dans la surface, Kristine Lilly se montrant la plus opportuniste pour expédier le cuir au fond. Peu avant la pause, les Japonaises égalisent sur un coup franc d'Emi Yamamoto. Les Nippones sont désormais mieux dans leur match, mais Abby Wambach se charge de les ramener à la raison pas plus tard qu'à la 59ème minute.


Les Brésiliennes faciles

Aucune chance. Le Brésil n'aura laissé aucune chance aux Mexicaines ce soir au stade Pankritio d'Héraklion. Les Sud-Américaines étaient tout simplement trop fortes, trop athlétiques, trop techniques, trop réalistes. Cristiane et Formiga ont toutes deux profité de cette supériorité de tous les instants pour réussir le doublé. Mais la joueuse la plus en vue aura encore été Marta, véritable plaque tournante de cette alléchante formation et qui plus est signataire du but du 5:0. Pendant ce temps, les pauvres Mexicaines n'auront réussi à tirer que deux fois au but, grâce à Maribel Dominguez.

 

Encore des sueurs froides pour les Suédoises

Après un début de partie prudent de part et d'autre, le stade Panthessaliko de Volos a commencé à vibrer au bout d'une vingtaine de minutes, après un tir sur la barre signé Victoria Svensson. En l'espace de quelques instants, les Scandinaves ont alors frappé par deux fois, aux 25ème et 30ème minutes. Nanties de cette avance relativement confortable, elles se sont alors un peu relâchées.

Mais en face, le sélectionneur Adrian Santrac, pas décidé à rentrer au pays, lançait dans l'arène une attaquante supplémentaire, Lisa De Vanna. A force de pousser, les filles des Antipodes finissaient par se rapprocher à 12 minutes du terme, grâce justement à De Vanna (1:2). Frissons garantis pour les supporters suédois, qui voyaient tout de même leur équipe préserver son avance jusqu'au bout.