Le 18 août a été une journée particulière pour le football costaricain. Côté pile, la joie de la qualification pour les quarts de finale du Tournoi Olympique grec. Côté face, la déception de la défaite des A contre le Honduras en compétition préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA (2:5). A quelques heures du choc contre l'Argentine, FIFA.com s'est rendu à Patras pour évoquer avec Carlos Hernández, l'une des figures de proue des Ticos olympiques, le contraste auquel est confronté le football de son pays.

Au sein de la sélection olympique, tout le monde attendait impatiemment le match de l'équipe nationale dans les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA. Quoi de plus logique quand on sait que plusieurs garçons briguant une médaille en Grèce espèrent recevoir une convocation pour disputer l'épreuve suprême en Allemagne.

Malheureusement, les infos en provenance d'Alajuela n'ont pas été de nature à déclencher l'allégresse. "On a appris ce résultat. On ne va pas se cacher : ça nous a rendus très tristes. Mais on ne doit pas se laisser distraire", confie Hernández à FIFA.com.


Quelles sont les répercussions d'une telle défaite sur le moral de l'équipe ? Cela engendre-t-il une pression supplémentaire ? "On ne ressent pas les choses de la même façon. On soutient les gars depuis ici, mais ce qui s'est passé ne va pas nous sortir de notre compétition. Ils font leur travail, nous le nôtre, et c'est très bien ainsi. On tire tous dans le même sens, mais nous, on doit penser à l'Argentine", ajoute-t-il.

Pour ce qui est des Albicelestes, Hernández espère bien créer une nouvelle sensation dans un tournoi regorgeant de surprises. "Il n'y a plus de favoris, même si on peut dire que l'Argentine a la faveur des pronostics. C'est très important pour nous de jouer contre une équipe de ce calibre, avec de tels joueurs. Mais on est bien décidés à rester concentrés, à aller chercher un résultat. Contre l'Argentine, ça ne va pas changer", assure le pensionnaire d'Alajuelense.

Avant le dernier match de la première phase contre le Portugal, le Costa Rica a proposé un football emballant, faisant la part belle à la circulation de balle mais n'inquiétant pas outre mesure les défenses adverses. Aussi voyait-on mal les Ticos accéder aux quarts de finale. Mais une fois de plus, la logique a été bousculée : à Héraklion, les Centraméricains ont infligé un 4:2 sans pitié aux Lusitaniens. "La différence sur ce match, c'est que nous avons concrétisé ce que nous avons créé".

Cette démonstration arrive à point nommé pour donner confiance au groupe avant d'affronter l'Argentine, grande favorite de ce quart de finale. "Bien sûr, ça va être un match difficile, mais on espère profiter au maximum de notre bonne passe", affirme cet infatigable raconteur de blagues, par ailleurs féru de jeux vidéo. "Si on reste dans la chambre, on s'encroûte."


"Tout le monde attendait le Portugal"
Presque mystérieux, Rodrigo Kenton esquive les questions. Il ne veut laisser filtrer aucune information avant une rencontre d'une telle importance. Devant l'insistance des médias, il lâche tout de même qu'il ne doute pas des capacités de son groupe. "Et comment ! Tout le monde attendait le Portugal, et voilà le Costa Rica !"

"Nous allons essayer de jouer notre jeu, c'est là notre principal objectif. Bien entendu, l'expérience et la condition physique vont influer sur le résultat, mais les équipes imbattables, ça n'existe pas", s'emporte le technicien.


Et de conclure : "peu importe l'adversaire, il faut que nous soyons dans un bon jour. Ça va être du onze contre onze, il faut avoir ça bien en tête. Il faut respecter l'adversaire, mais ne craindre personne." Déçu par les résultats obtenus en éliminatoires, le Costa Rica attend que son équipe olympique confirme ses bonnes dispositions ce samedi.