Matsumoto perd une occasion mais garde son ambition
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Si elle n’avait pas encaissé un but in extremis face au Venezuela, la gardienne japonaise Mamiko Matsumoto aurait abordé la finale de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA contre l’Espagne avec la possibilité de réaliser un exploit personnel. Elle était à 12 minutes du record d’invincibilité de l’épreuve, établi en 2012 par la Ghanéenne Victoria Agyei. Hélas, le but de Deyna Castellanos dans le temps additionnel a mis fin à cette série, alors même que la défense japonaise semblait partie pour boucler son cinquième match consécutif sans but encaissé.

Le parcours des Petites Nadeshikos jusqu’à la finale aura été éclairé par leur jeu étincelant fait de combinaisons et de qualité technique individuelle. Cependant, la quête d’un titre mondial passe nécessairement par une défense solide. Le Japon remplit cette condition avec un quatuor défensif fiable soutenu par la rassurante Matsumoto dans les cages. "C'est très décevant de prendre un but à ce stade-là", regrette Matsumoto au micro de FIFA.com au coup de sifflet final. "Personnellement, je suis très heureuse d'être en finale mais je ne devais pas prendre ce but. En finale, mon objectif sera de ne pas en encaisser."

Toujours à l'affût
Certes, Matsumoto n'a pas été débordée tout au long de la compétition, mais elle a toujours su maintenir son niveau de concentration. Elle l'a prouvé en réalisant un arrêt sur le reculoir pour neutraliser une surprenante tentative longue distance de Daniuska Rodriguez, qui semblait partie pour se loger sous sa barre transversale. "Nous savions que les Vénézuéliennes avaient de grosses frappes donc nous étions toujours à l'affût", explique le dernier rempart nippon, qui reconnaît avoir eu chaud sur son intervention. "J'étais aveuglée donc je n'étais pas très confiante, mais j'étais déterminée à ne pas prendre ce but."

Si Matsumoto admire la gardienne américaine Hope Solo "car elle est belle et elle a un gros mental", elle dit cependant tirer son inspiration de Nozomi Yamago, longtemps titulaire dans les cages de du Japon et ancienne joueuse de son club, les Urawa Red Diamonds. Aujourd'hui, Matsumoto est à 90 minutes d'écrire son propre nom et celui de ses coéquipières dans les annales, le Japon briguant son tout premier titre dans la catégorie U-17. "Nous sommes tout près de remporter cette compétition", estime-t-elle. "C'est un rêve de remporter ce titre mondial et nous avons une très belle occasion de concrétiser ce rêve. Avant la compétition, nous n'avions pas trop la faveur des pronostics, mais nous étions sûres de notre collectif donc nous avons toujours cru en nous."