Le pompon pour le Japon
© Getty Images

LE FILM DE LA JOURNEE - Le Japon a remporté la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Petites Nadeshiko ont mérité leur victoire. Elles ont gagné les six matches qu'elles ont disputés à Costa Rica 2014, avec ce mélange de calme et d'enthousiasme qui est aussi leur marque de fabrique. Elles ont dominé cette finale au nombre d'occasions de but, même si après l'ouverture du score de Meika Nishida à la 5ème minute, elles ont dû attendre jusqu'à la 78ème pour se mettre définitivement à l'abri, grâce à Fuka Kono.

Après avoir disputé une demi-finale de Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, le Venezuela et l'Italie avaient rendez-vous avec à la clé une médaille de bronze forcément historique pour le vainqueur. Après un match fou où elles sont revenues au score à quatre reprises, la dernière fois sur l'ultime frappe de la partie, les Vénézuéliennes ont eu beaucoup moins de réussite dans la série de tirs au but, envoyant deux tentatives sur les montants tandis que la gardienne italienne Francesca Durante en sauvait deux autres.

Résultats 
Finale
Japon 2:0 Espagne

Match pour la troisième place
Venezuela 4:4 Italie (0:2 t-a-b)

Les moments-clés
Honneur dans la victoire comme dans la défaite : Le football féminin est réputé pour son respect des règles du Fair-play. Cette mentalité a de nouveau transparu pendant la finale et après. Suite au coup de sifflet final, les Japonaises ont fait une haie honneur aux Espagnoles qui se dirigeaient vers le podium, après quoi les Européennes, malgré leur évidente déception, ont fait de même pour les Asiatiques.

Baume au cœur : Le Venezuela a impressionné pendant tout le tournoi, surtout dans le secteur offensif, grâce notamment aux très dynamiques Gabriela Garcia et Deyna Castellanos, qui comptent parmi les meilleures attaquantes de Costa Rica 2014. Après avoir fait preuve d'un courage exemplaire pendant la partie, la Vinotinto a vu la chance lui tourner le dos au cours de la série de tirs au but. Malgré une longue séance de préparation à l'exercice la veille de la finale, les Vénézuéliennes n'ont pas réussi à convertir le moindre penalty. De quoi donner la mine des mauvais jours, sauf quand un large contingent de supporters de votre pays vous félicite malgré la défaite, comme cela a été le cas au terme de ce match pour la troisième place.

Confirmation de l'hégémonie asiatique : C'est la troisième fois en quatre éditions qu'un pays asiatique remporte le tournoi. Avant le Japon, la République de Corée et la RDP Corée avaient déjà gagné l'épreuve, à quoi il faut ajouter les deuxièmes places décrochées par le Japon et la RDP Corée à deux occasions.Le résultat de la finale constitue également la septième confrontation consécutive entre une équipe européenne et une formation asiatique où les représentantes du Vieux Continent n'arrivent pas à s'imposer. La dernière victoire européenne contre une sélection asiatique remonte au succès de l'Espagne sur la RDP Corée en 2010

Gracias au Costa Rica : Ce tournoi restera dans les mémoires. Non seulement pour le triomphe du Japon, mais également pour l'hospitalité et l'organisation très réussie du Costa Rica, qui resteront comme l'héritage de cette compétition. Même si le pays hôte a été éliminé dès la phase de groupes sans avoir empoché le moindre point, cette Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA a marqué une percée pour le football féminin en Amérique centrale, avec un engouement populaire certain et des affluences record. Les joueuses costariciennes ont d'ailleurs été félicitées comme elles le méritaient. Plus tôt dans la soirée, les Ticas ont fait un tour d'honneur en portant une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Gracias Costa Rica por el apoyo!" (merci au Costa Rica pour son soutien).

La stat
284 320 - 
C'est le nombre record de spectateurs qui ont assisté aux matches de Costa Rica 2014, ce qui représente une moyenne de 8 885 par rencontre. Le précédent record, établi à Azerbaïdjan 2012, est donc battu.

Entendu...
"On m'a dit que j'étais la première Japonaise à entraîner une équipe nationale. J'aimerais servir de modèle aux autres femmes qui aimeraient devenir entraîneur, non pas parce que j'en suis une, mais parce que je me donne corps et âme pour mes protégées afin qu'elles deviennent de meilleures joueuses" - Asako Takemoto Takakura, sélectionneuse du Japon