John Peacock, le sélectionneur anglais, a demandé à ses joueurs d'oublier la victoire contre le Brésil pour se concentrer sur le match de jeudi contre la Syrie.
Les Trois Lions reviennent au Stade de la Coupe du Monde de la FIFA, théâtre de leurs premiers exploits contre la RDP Corée et la Nouvelle-Zélande, pour y affronter la Syrie. Quatrième des éliminatoires asiatiques, l'équipe dirigée par Mohamad Al Jomaa arrive à Jeju débarrassée de toute pression.
Car, après un nul arraché à l'Argentine, une courte défaite devant l'Espagne et une victoire contre le Honduras, les Syriens sont actuellement en pleine confiance. Qui plus est, ils ont d'ores et déjà rempli leur contrat en se hissant à ce niveau de la compétition. Dans ces conditions, le sélectionneur anglais apparaît convaincu que la préparation psychologique de son équipe jouera un rôle déterminant dans l'issue de la rencontre.
"Le premier tour appartient désormais au passé, et je veux me concentrer sur l'avenir, explique Peacock à FIFA.com. Evidemment, la victoire contre le Brésil nous a apporté énormément de confiance. Nous avons travaillé dur pour remporter ce succès et les moments qui ont suivi la rencontre étaient vraiment exceptionnels. Mais cette victoire n'aura servi à rien si nous sommes éliminés par la Syrie. Il nous reste encore beaucoup à accomplir et nous ne pouvons pas nous permettre le plus petit instant de déconcentration."
"Nous sommes maintenant passés à un système de coupe à élimination directe. Heureusement, nous connaissons la pression liée à ce type de rencontres, grâce à l'expérience accumulée en Championnat d'Europe. Nous devons enchaîner trois victoires pour aller en finale. Sur un match, tout peut arriver. Il faudra s'en rappeler. Notre victoire dans le Groupe B nous a mis en confiance, mais nous ne nous laisserons pas aller à la négligence."
"Je m'attends à un match difficile contre la Syrie. Je ne connais pas grand-chose de cette équipe. Nous ne l'avons jamais rencontrée, mais elle sort d'une poule très relevée. Il faudra donc se méfier. Les Syriens ont démontré de belles qualités tout au long du premier tour, mais nous serons prêts à les contrer."
Le sélectionneur espère que ses propres joueurs feront preuve de maturité face à une formation syrienne très motivée à l'idée d'entrer dans l'histoire. Mais après avoir triomphé du Brésil, Peacock se dit convaincu que ses hommes ont les moyens de venir à bout des Syriens, à condition toutefois de les empêcher de jouer sur leurs points forts, la technique et le physique.
"Mes joueurs ont une formidable capacité à assimiler les informations. Ils suivent toujours mes instructions à la lettre. Quand on affronte les meilleures équipes du monde, il faut être capable d'élever son niveau de jeu de cinq ou dix pourcents. La victoire est à ce prix."
"Ils sont également très réactifs. Je leur avais dit au début du tournoi que j'alignerai l'équipe la plus performante en fonction de l'adversaire. C'est toujours difficile de laisser sur le banc des joueurs qui ont donné satisfaction au match précédent, mais je dois m'assurer que mon équipe correspond parfaitement au plan de jeu mis en place. Heureusement, je dispose d'un effectif qui me donne une grande liberté dans ce domaine."
"Je compte bien aligner la meilleure équipe contre la Syrie. Je vais étudier les points forts de cette équipe, et je choisirai mes titulaires de façon à l'empêcher de s'exprimer."
