Il est assez rare de trouver un adolescent de 17 ans qui, par
sa seule présence sur le terrain, impressionne l'adversaire.
Quand une équipe a la chance d'en posséder un, elle se doit
d'en profiter. Roy Smith fait partie de ces exceptions : à son
physique imposant, il ajoute une autorité et un sens des
responsabilités impressionnants.
Personne ne s'étonne donc de voir le numéro 3
tico porter le brassard d'une sélection qui tentera
d'entrer dans l'histoire en battant l'Argentine et en
accédant à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007. Au cours
d'une interview pour FIFA.com, ce solide défenseur central a
évoqué son expérience dans la compétition.
Le statut de capitaine est un honneur pour Smith. Chaque fois
qu'il entre sur le terrain, il essaie de se montrer à la
hauteur. "L'entraîneur m'a choisi et j'essaie
d'accomplir toutes les tâches qu'impliquent ce poste : je
parle avec les joueurs, je participe à l'organisation de
l'équipe. Le fait d'occuper une position reculée sur le
terrain m'aide beaucoup."
Un match capital
En bon capitaine, Roy est conscient que ce match contre
l'Argentine va être plus difficile que ceux disputés par son
équipe jusque-là. Cela s'explique non seulement par
l'adversaire proposé, mais aussi par le caractère définitif du
résultat : celui qui perdra rentrera chez lui, point barre. Sûr de
son fait, Smith essaie donc de ne pas trop fanfaronner dans son
discours.
"Maintenant, c'est le meilleur qui commence. Je
crois qu'on a les qualités nécessaires pour inquiéter
n'importe quelle équipe. On connaît le niveau de
l'Argentine, mais on s'est préparés. C'est une grande
équipe, mais je suis confiant : nous avons les moyens de
l'emporter", indique-t-il Smith.
Pour ce faire, la formation
tica se reposera sur ses atouts : une grosse vaillance,
une bonne circulation du ballon et un collectif bien huilé. Pour le
numéro 3, ces qualités ont été essentielles aux belles performances
de son équipe jusqu'ici. "Notre plus grande qualité,
c'est notre collectif. Il n'y a pas de vedette, tout le
monde fait les mêmes efforts. C'est cette solidarité qui fait
notre force", affirme-t-il.
Un fruit du Limón
Quand on ne connaît pas le meltiing pot culturel du Costa
Rica, le nom de Roy Smith peut paraître surprenant de par sa
consonance anglaise. L'intéressé explique : "Je viens du
Limón, une province dans laquelle il y a eu une forte immigration
de personnes noires. C'est pour ça que la majeure partie des
noms sont en anglais".
De plus, cette province a toujours été l'un des viviers
les plus prolifiques du football costaricain. Il a donné au pays
des talents du calibre de Carlos Toppings, Harold Wallace, William
Sunsing et Kurt Bernard, entre autres.
Au sein de cette sélection U-17, Roy est même associé en
défense à un certain Jordan Smith. La ressemblance entre les deux
garçons est frappante, mais ils ne sont pas frères ni parents.
"Parfois, les gens pensent que nous le sommes : nous nous
ressemblons beaucoup, nous avons le même nom et nous venons de la
même province. C'est juste un bon ami et un excellent
joueur", conclut Roy.
