Ainsi sont les goleadores... Ils n'ont pas besoin de 90 minutes pour briller. Il leur suffit d'entrer un moment sur le terrain et de remplir leur mission : faire trembler les filets adverses. C'est tout ce qu'ils demandent ! Renseignez-vous donc auprès de l'Argentin Nicolás Mazzola qui, en jouant à peine 74 minutes de la phase de groupes de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007, s'est déjà fait un nom.
"Je suis fait pour ça. Bien sûr, je fais tout ce que l'entraîneur me demande et je m'efforce d'aider mes coéquipiers, mais ma fonction est avant tout de marquer des buts. Si je le fais et que mon équipe gagne, alors j'ai fait un match plein", confie la jeune gâchette albiceleste à FIFA.com.
Des débuts dans le sud de l'Argentine
Né le 28 janvier 1990, à Viedma, une ville de la province de
Río Negro, à 960 km au sud de Buenos Aires, Mazzola avait déjà
prouvé son instinct de buteur lors du Championnat Sud-américain
U-17 en Equateur, en inscrivant 3 des 13 réalisations de sa
sélection. En Corée, son explosion a été fulgurante. Sur le banc
contre la Syrie, il n'a eu besoin que d'une mi-temps contre
le Honduras pour faire basculer le sens d'un match très serré.
"Ces buts ont été importants car ils ont récompensé nos
efforts à tous, pas seulement les miens", explique
l'attaquant.
Ces deux réalisations, "Nico" les a marquées de la tête, ce qui n'étonne pas vraiment lorsqu'on le regarde de plus près : 1,86 m pour 82 kg, de quoi inquiéter n'importe quel défenseur de 17 ans... "J'ai toujours été le dernier dans les rangs à l'école ! rit-il. Je n'aime pas trop me définir, mais mon truc, c'est la finition. Je suis un renard des surfaces, avec un bon coup de tête, et je suis prêt à beaucoup de sacrifices. Je suis assez doué du pied droit ; le gauche, lui, est réservé aux boulets de canon."
Mazzola fait ses premières armes dans les rangs du club Sol de Mayo de Viedma, où il sera repéré par une société spécialisée dans la formation des footballeurs. A 15 ans, ce supporter de Boca Juniors quitte son domicile pour atterrir, un an plus tard, dans une autre grosse écurie argentine, l'Independiente de Avellaneda. "A force d'y jouer et de le voir sur le terrain, je me suis pris d'affection pour El Rojo. C'est sûr que je suis très heureux qu'il domine le classement et soit invaincu dans le championnat", déclare-t-il.
Le Costa Rica avant tout
A quelques heures du huitième de finale contre le Costa Rica
à Corée 2007, Mazzola analyse son équipe : "Le bilan est
positif ; nous n'avons pas bien commencé mais on a petit à
petit trouvé notre rythme. Contre l'Espagne, on a fait de très
bonnes choses. Ce qu'il reste à améliorer ? Le contrôle du
ballon. Mais dans l'ensemble, je pense que l'équipe se
débrouille bien."
A l'heure d'affronter les Ticos, Mazzola ne se laisse pas étourdir par le maillot argentin. "J'entends dire que nous sommes favoris mais il faut être prudent et ne pas trop s'avancer. A partir de maintenant, aucun match ne sera facile. Le Costa Rica possède des attaquants très rapides et forts en contre. Il faudra être très vigilants", estime cet admirateur de Hernán Crespo, Luca Toni, Miroslav Klose et Zlatan Ibrahimovic.
L'avant-centre reste avant tout un adolescent de 17 ans qui savoure chaque instant de sa première Coupe du Monde de la FIFA : "C'est super important d'être ici, quel jeune joueur n'en rêve pas ? J'ai la chance de le vivre pleinement et je sais que ça m'aidera à gagner en maturité dans ma carrière comme dans ma vie personnelle". L'expérience à son importance, certes, mais le mot "champion" n'en perd pas pour autant la sienne : "C'est vrai que c'est ce à quoi nous aspirons tous... Je pense que nous n'en sommes pas loin, mais il faut avancer pas à pas. Pour commencer, il faudra battre le Costa Rica."



