Le Pérou se prépare à vivre l'un des matches les plus importants de son histoire. En effet, ce samedi, la sélection péruvienne affronte le Ghana, tombeur du Brésil en huitième de finale de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Après avoir dominé la République de Corée, le Togo et le Costa Rica, les protégés de Juan José Ore ont dû avoir recours aux tirs au but pour venir à bout du Tadjikistan au tour précédent.
"Comme je m'y attendais, le match était très difficile, constate le sélectionneur péruvien à FIFA.com. Mes joueurs ont beaucoup couru et ils se sont créé beaucoup d'occasions, mais nous n'avons pas réussi à faire la différence. Malgré les moments de doute, j'ai maintenu ma confiance à Hermoza (le gardien péruvien) et cette décision s'est révélée payante au bout du compte."
L'ancienne star d'Universitario est le premier à admettre que son équipe n'a pas connu un parcours de tout repos avant d'accéder aux quarts de finale. "Nos attaquants ont du mal à marquer. Je ne m'attendais pas à un tel manque de réussite, car ils s'étaient montrés très convaincants lors des matches de préparation. Je ne sais pas pourquoi, mais les choses ont changé."
En fait, Carlos Bazalar a longtemps été le seul Péruvien à trouver le chemin des filets, jusqu'à ce que Reimond Manco ouvre le score face au Tadjikistan. Les deux milieux de terrain de l'Alianza Lima ont joué un rôle clé dans les bons résultats enregistrés en Corée par le Pérou. Mais, plutôt que de s'attarder sur les performances individuelles, Ore préfère insister sur le collectif.
"Nous ne misons jamais sur un exploit personnel pour l'emporter et je refuse de construire mon équipe autour de tel ou tel joueur. Reimond a du talent à revendre, mais il n'a pas été très à son avantage au premier tour. Depuis le match contre le Tadjikistan, je crois qu'il a beaucoup progressé. Il commence à jouer pour l'équipe."
Des bases défensives solides
Si Ore s'inquiète du rendement de ses
attaquants, il peut en revanche se satisfaire des récentes
prestations de sa défense, la plus imperméable du tournoi. Le
gardien Eder Hermoza, qui n'a pas encaissé le moindre but lors
de la phase de poules, n'a cédé qu'à une seule reprise
depuis le début de la compétition, devant le Tadjik Nuriddin
Davronov.
"Notre force repose sur notre défense très compacte, explique Ore. L'amalgame s'est fait pendant le Championnat d'Amérique du Sud et, depuis, nous avons continué à progresser dans ce domaine. Même en l'absence de (Hersi) Socola, qui souffre d'une blessure au genou, nos défenseurs se sont parfaitement acquittés de leur mission."
Ore connaît donc les forces et les faiblesses de son équipe. Mais qu'en est-il de son prochain adversaire, le Ghana ? "Pour être franc, nous sommes encore en train d'étudier les vidéos des premiers matches du Ghana. Les Ghanéens sont très fort en attaque et ils semblent capables de bien tenir le ballon."
"Je vais regarder leur match contre le Brésil. Même si le Ghana possède une belle équipe, je suis sûr qu'il existe quelques failles dans leur jeu. Nous devrons les exploiter au mieux. Je ne sais pas si nous sortirons vainqueurs de cette confrontation, mais je peux vous dire que nous allons montrer au monde ce dont nous sommes capables."




