Au Stade de la Coupe du Monde de la FIFA de Jeju, il a fallu recourir aux tirs au but pour départager la France et l'Espagne. C'est finalement la Furia Roja qui a réservé son billet pour les quarts. L'issue de ce choc européen est peut-être un peu cruelle pour les Mini-Bleus, qui ont fait jeu égal voire dominé leurs adversaires dans le temps réglementaire puis la prolongation. Mais il ne pouvait y avoir qu'un seul vainqueur...

Malgré tous les efforts déployés par les deux cadors européens dans les 45 premières minutes, les statisticiens ne recensent qu'une seule frappe cadrée en première période. Et encore, il s'agit d'une timide tentative d'Emmanuel Rivière facilement neutralisée par David De Gea. A la reprise, les deux formations haussent le ton. A la 52ème minute, Frédéric Duplus trouve Henri Saivet dans la profondeur. L'attaquant bordelais s'enfonce dans la surface et donne à Le Tallec, lequel n'a plus qu'à conclure de l'intérieur du pied (1:0).

Suite à cette ouverture du score, Bojan manque deux occasions d'égaliser, mais il est directement impliqué dans le but espagnol, à la 72ème. A l'orée de la surface, la frappe cinglante du numéro 9 barcelonais met Abdoulaye Keita en difficulté. Le portier girondin ne peut que repousser le cuir, qui échoit à Iago, lequel offre à Jordi une occasion en or. Entré en cours de jeu, le milieu de Villarreal ne laisse pas passer sa chance, déclenchant l'euphorie de ses partenaires sur le terrain et sur le banc (1:1).

En prolongation, la France exerce une légère domination. Au prix d'un superbe réflexe, De Gea empêche Le Tallec de mettre son deuxième but de l'après-midi. La tête piquée de l'attaquant rennais semble prendre la direction des filets, mais le portier ibérique stoppe le cuir à la base de son premier poteau. En face, Bojan se procure lui ausi une occasion, mais Keita détourne en corner. Dans les dernières secondes, une frappe de Thibaut Bourgeois est renvoyée sur Vincent Acapandie, mais le remplaçant auxerrois gâche ce cadeau et enlève trop sa frappe. Il faudra passer par l'épreuve de vérité.

Les deux numéros 5, Mamadou Sakho et Nacho, font le métier, imités en cela par Le Tallec et Sergio. Malheureusement pour les protégés de François Blaquart, la tentative de Bourgeois est bien arrêtée puis Bojan donne une longueur d'avance à l'Espagne sur un penalty bien tiré. Quatrième tireur français, Yann Mvila ne tremble pas, pas plus que le Gunner Fran Mérida. La pression est alors sur les épaules d'Alfred Ndiaye, qui maintient la flamme allumée dans le camp tricolore. Un seul espoir pour les Mini-Bleus : un échec de Daniel Aquino. Mais celui-ci ne gamberge pas et envoie la Furia en demie.