Le Brésil, un grand habitué du rendez-vous U-17 (11 participations), démarre son match d'ouverture en trombe face au Japon. Dès la quatrième minute les Auriverdes bombardent la cage nippone et touchent même du bois sur une tête de Romario Leiria après sept minutes. Une pelletée d'occasions manquées ou stoppées par Jun Kamita plus tard, le Japon pense enfin respirer. Le quart d'heure infernal du duo Coutinho - Neymar semble être passé. Coupable détente qui donnent aux Brésiliens l'occasion de déflorer le tableau d'affichage : Guilherme ouvre le score d'une magistrale frappe de loin, "robertocarloesque" (1:0, 26').

Les Brésiliens pensent-ils alors que les vannes vont s'ouvrir ? Toujours est-il qu'ils relâchent la pression et laissent les Japonais attaquer. Erreur, puisque Yoshiaki Takagi se fait un plaisir de ramener les siens à hauteur d'une frappe très pure après un joli mouvement collectif (1:1, 35').

Grand pont et but en finesse
Vexés, les triple champions du monde de la catégorie se remettent dans le sens de la marche mais manquent d'efficacité à la finition. Au retour des vestiaires, les Brésiliens sont dominateurs mais n'arrivent pas à passer devant. Jusqu'à ce que Neymar, la nouvelle perle annoncée du Brésil, débloque son compteur et son équipe. Une merveille d'ouverture de Coutinho, un fantastique grand pont de l'attaquant auriverde sur le gardien et but en finesse (2:1, 67').

De nouveau, il semble évident que les Sud-américains vont alors prendre la tangente. Mais de nouveau, c'est se fourvoyer sur les vertus guerrières des hommes de Yutaka Ikeuchi. Il reste six minutes quand Kenyu Sugimoto remet les deux équipes à égalité, passant en revue une défense brésilienne bien passive sur le coup (2:2, 84').

Mais alors que l'on se dirige vers un nul assez juste, les garçons de Luiz Nizzo obtiennent un dernier coup-franc, au bout des arrêts de jeu. Wellington s'élance, Kamita est sur la trajectoire. Mais inexplicablement le portier japonais rate son dégagement et se marque un auto-goal bien cruel (3:2, 90'+4). Avec cette victoire, les Brésiliens peuvent voir venir les Mexicains tranquillement, tandis que les Japonais devront être plus rigoureux face aux Suisses.