L'Argentine n'a pas eu la tâche facile pour son entrée en lice dans le Groupe A de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Nigeria 2009. Sur la pelouse du National Stadium d'Abuja ce samedi 24 octobre 2009, les Albicelestes ont difficilement dominé le Honduras sous des trombes d'eau.

Preuve des ambitions centraméricaines, Nestor Martinez frappait depuis le rond central sur le coup d'envoi ! Mais la maîtrise argentine prenait rapidement le dessus, avec Sebastian Gonzalez à la baguette et Daniel Villalba à l'affût aux abords de la surface. Après moins de dix minutes, l'attaquant de River Plate lançait Sergio Araujo par-dessus la défense, mais le solide défenseur Jose Tobias réalisait la première de ses nombreuses interventions impeccables.

Prenant confiance au fil des minutes, les Catrachos se créaient même les deux meilleures occasions de la première période. Un coup franc direct superbement enroulé par le pied gauche de Martinez passait à quelques centimètres de la lucarne de son homonyme argentin, Damian (29'), avant qu'Anthony Lozano, seul attaquant aligné par Eugenio Umanzor, ne lance Oscar Padilla. Mais la sortie du portier argentin dans les pieds du milieu hondurien est parfaite (36').

Une minute avant, les Sud-américains avaient eu une occasion en or, mais la tête d'Araujo sur un centre de la gauche de Villalba n'était pas assez appuyée (35'). Pas plus de succès pour l'attaquant lorsque son ciseau retourné s'envolait au dessus des buts d'Harold Fonseca (43'). Juste avant la pause, Gonzalez tentait aussi sa chance mais son tir flottant retombait juste au dessus de la transversale (45').

Les chutes du Niagara à Abuja
Les joueurs revenaient des vestiaires avec un nouvel acteur, une pluie diluvienne qui allait rendre ce match encore plus compliqué pour les Argentins. Le Hondurien Padilla, après dix minutes, obtenait une bonne occasion, mais sa frappe sans angle ne trouvait que le petit filet. Encouragés par un José Luis Brown debout sous la pluie, les Argentins répliquaient immédiatement. Un échange de passes entre Adrian Cirigliano et Gonzalez atterrissait dans les pieds d'Araujo qui, sans contrôle, plaçait le cuir sur la gauche de Martinez (59', 0:1).

L'Argentine se procurait encore quelques opportunités par Araujo, puis son remplaçant Eduardo Rotondi, mais ce que joueurs et spectateurs retiendront de la fin de ce match est avant tout le déluge qui a rendu le terrain de plus en plus difficile et glissant. Vainqueurs et vaincus termineront la rencontre exactement de la même façon : en courant se mettre à l'abri.