Avant le début de la compétition, le Groupe C était considéré par beaucoup comme le plus relevé. Et pour cause : on y trouvait deux sélections de référence dotées d'un effectif richissime : le Mexique et le Portugal. Dans son rôle d'outsider, la Gambie allait sûrement être un concurrent coriace et la Nouvelle-Zélande ne serait pas à négliger, elle qui espérait inaugurer son compteur en terres canadiennes.

Classement
1. Mexique, 9 points
2. Gambie, 6 points
3. Portugal, 3 points
4. Nouvelle-Zélande, 0 point

Prochains matches
Mexique - Congo, 12 juillet, Montréal
Chili - Portugal, 12 juillet, Edmonton
Autriche - Gambie, 11 juillet, Edmonton

Notre analyse
Mexique : Grâce aux exceptionnelles prestations de ses champions du monde U-17 Carlos Vela, Giovanni Dos Santos et César Villaluz, les Tricolores ont magistralement négocié ce groupe a priori piégeux. Ils terminent cette première phase avec un bilan parfait de neuf points en trois matches. En situation idéale pour aborder leur huitième de finale face au Congo, les Aztèques visent désormais le titre suprême dans la catégorie U-20 avec la bande qui avait raflé l'or en U-17.

Gambie : Personne ne connaissait vraiment les Africains, qui ont finalement semé la zizanie dans le Groupe C. Après avoir presque étouffé le Mexique en première période, ils ont craqué et pris trois buts après le repos. Contre la Nouvelle-Zélande, il se sont mis dans le rythme grâce à l'efficacité à d'Ousmane Jallow. Puis l'attaquant du Raja Casablanca a encore frappé lors de la surprenante victoire contre le Portugal, auquel les Gambiens ont soufflé la deuxième place.

Portugal : Les doubles champions du monde se sont présentés au Canada avec un large éventail de solutions offensives, notamment Bruno Gama, le joueur de Braga. Après avoir réussi un doublé lors du premier match, contre la Nouvelle-Zélande, il a été de tous les bons coups contre le Mexique. Au bout d'une rencontre très disputée qui a vu les Lusitaniens appliquer une pression constante sur les Aztèques, ce sont finalement les Nord-américains qui l'ont emporté. Malheureusement pour le sélectionneur Jose Couceiro, la compétition est terminée pour Gama, victime d'une fracture du métatarse lors de la dernière rencontre, perdue face à la Gambie.

Nouvelle-Zélande : Les néophytes océaniens s'attendaient à une mission difficile ; ils ont été servis. Privée de son meilleur joueur, Chris James, à la veille du tournoi, cette sélection en grande partie composée d'amateurs a terminé bonne dernière avec trois défaites en autant de matches. Mais les Kiwis étaient venus au Canada pour apprendre ; cette expérience leur sera d'une grande utilité pour l'avenir.

Nous avons aimé

  • Le doublé de Bruno Gama contre la Nouvelle-Zélande lors de la première journée du groupe. Venus en masse dans le National Soccer Stadium de Toronto, les supporters portugais n'ont pas caché leur plaisir.
  • La danse endiablée du Gambien Ousmane Jallow avec ses coéquipiers, après le premier but de l'histoire du pays dans la compétition. Cette réalisation permettra à la Gambie de s'imposer 1:0 contre la Nouvelle-Zélande.
  • L'entente du trio offensif mexicain composé de Giovanni Dos Santos, Carlos Vela et César Villaluz. Les trois complices faisaient partie de la sélection tricolor sacrée chez les U-17 au Pérou il y a deux ans.
  • Le but du Néo-zélandais Jack Pelter face au Mexique, lors de la troisième journée. Inscrit en fin de match, il n'a pas évité aux Océaniens de concéder leur troisième défaite consécutive, mais il leur a offert un sympathique lot de consolation. Pour les Kiwis de toute façon, l'objectif n'était pas de faire des performances, mais d'engranger de l'expérience.


La stat
9
, comme le nombre de points du Mexique en trois matches, parcours parfait et seule équipe à y être parvenu. Etincelant, il n'a pris que deux buts et en a marqué sept dans ce Groupe C.

La petite phrase
"On joue à terre, avec la créativité et la technique qui a fait notre réputation, mais il faudra aussi se battre. On n'en parle pas beaucoup, mais cette équipe a une grosse qualité mentale. C'est sûr, on a du talent, mais on a aussi le cran et l'état d'esprit pour défendre notre maillot", Carlos Vela, attaquant du Mexique