Après l'ACNFF (Congo), le Real Madrid est le club qui fournit le plus de joueurs à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Canada 2007. Mercredi prochain, sept de ses pensionnaires s'affronteront au stade Swangard de Burnaby à l'occasion du huitième de finale entre l'Espagne et le Brésil. Antonio Adán, Javi García, Alberto Bueno, Esteban Granero, Adrián González et Juan Manuel Mata porteront le maillot rouge, alors que Marcelo revêtira les couleurs canarinhas. Seul manquera à l'appel le Polonais Krzysztof Krol.

Arrivé dans la capitale espagnole en novembre dernier, le latéral gauche Marcelo a déjà partagé entraînements et déplacements avec certains des joueurs madrilènes emmenés par le sélectionneur Ginés Meléndez. Le gardien espagnol, qui le connaît bien, analyse pour FIFA.com les qualités et les défauts de son coéquipier et adversaire d'un jour. "C'est un joueur qui s'investit beaucoup en attaque. C'est un latéral offensif à la brésilienne, mais il a tendance à se découvrir en défense. A nous de profiter des espaces qu'il laissera derrière lui", révèle Adán.

Le capitaine de la Roja est aussi capable d'autocritique. Il sait que pour battre le Brésil, les Espagnols doivent améliorer certains aspects de leur jeu. "Nous sommes heureux d'être qualifiés, mais nous avons concédé trop de buts, tous sur des erreurs de débutants. Il nous faudra beaucoup de travail et de concentration pour que les choses tournent bien. Nous allons leur tenir tête. Je crois que nous avons les atouts nécessaires pour remporter ce match", assure El Chino.

"Pour nous, c'est le grand match. Nous devons en profiter, car nous n'aurons peut-être pas d'autres occasions de jouer le Brésil", ajoute-t-il.

Mata, qui ne côtoiera plus Adán dans le vestiaire l'an prochain suite à son transfert pour Valence, confirme les paroles du gardien. "C'est une rencontre très spéciale et nous sommes très motivés. Nous savons que pour remporter le tournoi, nous devrons être capables de battre tout le monde. Une victoire sur le Brésil nous donnerait une grande confiance pour aborder les quarts", assure avec optimisme cet attaquant auteur d'un but face à la Zambie.

Les clés du match
"Les Brésiliens n'ont pas été aussi bons qu'on l'attendait en phase de groupes. Ils ont eu des problèmes défensifs et ont subi des contre-attaques. Ils en ont souffert et seront donc très dangereux", analyse Mata.

Alberto Bueno, son compère en attaque lors du Championnat d'Europe, ne se fie pas non plus à cette troisième place. "On sait qu'ils peuvent jouer mieux que ça, mais la seule chose qui nous importe, c'est d'être capables de jouer notre jeu", explique-t-il. Après une saison longue et intense en Espagne, les joueurs devront faire face à la fatigue, physique et mentale, à l'origine de moments de déconcentration dans des phases de jeu cruciales lors des rencontres précédentes.

"Nos occasions contre le Brésil viendront par les côtés. Nous devrons beaucoup jouer dans ces zones, car c'est notre meilleure arme, explique Mata. C'est un match qui nous motive beaucoup. Nous sommes deux très bonnes équipes ; ce sera compliqué pour tout le monde. Mais ce sera aussi un grand spectacle", ajoute Bueno.

Le milieu de terrain Esteban Granero révèle une autre clé de cette rencontre. "En première période face à la Jordanie, nous étions très à l'aise. J'espère que nous serons encore mieux, même contre le Brésil. Nous devrons maintenir ce rythme et jouer rapidement, en faisant bien circuler le ballon", confie le numéro 10.

"C'est un match à la vie à la mort. On ne va pas laisser échapper cette occasion d'aller jusqu'en finale." Granero exprime ainsi l'état d'esprit de tout son groupe.

La délégation espagnole veut croire en une victoire sur les Auriverdes. Ce pourrait être une occasion de réaffirmer la qualité du vivier de joueurs locaux, après tant de transferts de jeunes joueurs étrangers au sein des clubs de Liga. "Lors des compétitions internationales, la sélection espagnole a toujours démontré ses qualités. Mais les clubs, eux, préfèrent souvent engager des joueurs étrangers", déplore Adán.

Si les jeunes Espagnols éliminent le Brésil, peut-être les dirigeants devront-ils reconsidérer cette politique.