Le huitième de finale de Burnaby oppose deux poids lourds de la compétition : le Brésil, sacré quatre fois, et l'Espagne, titrée à une reprise. Au stade Swangard, ces deux géants se disputeront une place en quart de finale.

Le match
Espagne - Brésil, 11 juillet, Burnaby, 20h15 (heure locale)

L'enjeu
Ce choc entre l'Espagne et le Brésil porte en lui un parfum de finale. Par deux fois déjà, ces deux sélections se sont trouvées face à face sur la dernière marche de la compétition : à URSS 1985 et à Emirats Arabes Unis 2003. A chaque fois, ce sont les Canarinhos qui l'ont emporté.

Le contexte de ce duel version 2007 est quelque peu particulier. En effet, jamais le Brésil n'avait réalisé une aussi piètre première phase de son histoire. Jamais les quadruples champions du monde de la catégorie n'avaient concédé deux défaites en n'enregistrant qu'une seule victoire. Jamais ils n'avaient clôturé un premier tour avec un solde de buts négatifs.

De son côté, l'Espagne a bouclé la phase de groupes en première position avec deux succès et un nul. Pour l'instant, la Furia est la deuxième équipe la plus prolifique de l'épreuve canadienne. En revanche, elle souffre en défense : ni l'entraîneur ni les joueurs n'ont digéré les cinq buts encaissés depuis le début des hostilités.

Tandis que le technicien brésilien s'efforce de résoudre les problèmes de ses protégés à la finition, son homologue espagnol tente de lutter contre la fatigue mentale des siens, à l'origine de dangereuses sautes de concentration sur le terrain.

Les joueurs
Gerard Piqué ayant récupéré des douleurs qui le dérangeaient après le match contre la Jordanie, l'Espagne sera au grand complet. L'infirmerie brésilienne est également vide, mais la Seleçao devra encore se priver de son défenseur central David Marinho, qui purgera son deuxième match de suspension.

L'histoire...
Le Brésil et l'Espagne ne se sont jamais séparés sur un nul lors de leurs quatre précédents affrontements dans la compétition. Les statistiques parlent en faveur des Sud-américains, victorieux à deux reprises, dont deux en finale (URSS 1995 et EAU 2003) sur le score de 1:0.

Les mots...
"L'Espagne est une équipe très organisée. C'était le pire adversaire sur lequel nous pouvions tomber en huitièmes." Nelson Rodrigues, sélectionneur du Brésil.

"Nous savons que l'Espagne est une sélection très forte. Elle fait une grosse compétition. Mais nous travaillons très dur pour aller chercher la victoire et passer en quarts." Alexandre Pato, attaquant du Brésil.

"C'est un match à la vie à la mort qu'on ne va pas laisser filer car on veut arriver en finale. Il va falloir jouer vite, en faisant bien circuler le ballon sans perdre notre concentration." Esteban Granero, milieu de terrain de l'Espagne.

"C'est un adversaire de très haut niveau. Il a été champion du monde et il nous a battus en finale de l'édition 2003. C'est une grande équipe. Nous n'avons pas eu de chance au tirage au sort. Nous aurions dû tomber sur eux plus tard dans la compétition, mais ils n'ont pas été très bons en première phase. J'espère que nous allons lui compliquer la tâche." Ginés Meléndez, sélectionneur de l'Espagne