Au quatre coins de la Planète foot, il y a toujours une place pour les superstitions et les grigris. Entrer sur le terrain du pied droit, respecter le même placement sur le banc des remplaçants, porter les mêmes sous-vêtements... Tout est permis quand il s'agit de "s'aider" à gagner. Dans l'optique du match de dimanche contre le Mexique, l'amulette argentine a un nom et un prénom : il s'agit de Hugo Tocalli.
Il faut dire que ce technicien, même s'il n'a jamais conquis un titre mondial avec les jeunes, a systématiquement passé le stade des quarts dans les compétitions de jeunes sur lesquelles il a officé.
La première fois que Tocalli a dû relever ce défi, c'était à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Trinidad et Tobago 2001. A l'époque, les Carlos Tevez et autres Pablo Zabaleta avaient composté leur billet pour le dernier carré en battant le Mali 2:1. Deux ans plus tard, à Finlande 2003, le technicien albiceleste négociait facilement le cap des quarts grâce à un retentissant succès face au... Mexique (4:0). La même année, il récidivait avec les U-20 aux Emirats arabes unis. Face à un autre représentant de la CONCACAF, les Etats-Unis, ses protégés s'imposaient de justesse 2:1.
Aujourd'hui, le sélectionneur tentera de passer les quarts de finale pour la quatrième fois consécutive. Dans sa quête, il sera opposé à un gros morceau, le Mexique, qui fait partie des sérieux prétendants au titre en terres canadiennes.
Petits gabarits, grandes ambitions
Dans l'optique de ce défi, Tocalli cherchera à ce que ces
joueurs produisent un match aussi sérieux que face aux Polonais,
jeudi dernier. Pour atteindre cet objectif, il comptera,
superstitions mises de côté, sur un tandem très productif
jusqu'ici : Maximiliano Moralez - Sergio Agüero.
Dans l'ombre et sans bruit, le petit milieu de terrain du Racing Club de Avellaneda est devenu l'un des joueurs les plus créatifs de la compétition. Aussi Tocalli n'hésite pas à qualifier de "brillante" sa prestation au Canada.
Qu'en pense l'intéressé ? "Je n'aime pas trop parler des individualités, je préfère retenir ce que fait le collectif. Le Mexique possède une bonne équipe. Ce n'est pas pour rien qu'il est arrivé ici. Mais je crois que les Mexicains devraient aussi se méfier de nous. L'épreuve est de taille, mais elle n'est pas impossible du tout. Le mot 'impossible' ne fait pas partie du vocabulaire de cette équipe."
L'autre carte maîtresse sur laquelle compte Tocalli pour rester fidèle à sa réputation n'est autre que Sergio Agüero. L'attaquant de l'Atlético de Madrid est le cinquième joueur à inscrire plus de 5 buts dans une Coupe du Monde U-20 de la FIFA sous le maillot albiceleste. Face aux Aztèques, il cherchera à dépasser cette barre.
"On s'attend à un match difficile, mais il ne faut pas se stresser. Le foot, c'est la plus belle chose du monde, il faut en profiter. Mes buts contre la Pologne ? Oui, ils sont beaux, mais j'espère apporter autre chose encore face au Mexique", annonce le prodige colchonero.
A Tocalli de parler de son joueur phare : "Agüero, c'est un joueur différent des autres. C'est un génie capable de faire des choses imprévisibles. Cela ne me dérange pas qu'on parle de dépendance envers lui. Mais je sais très bien qu'il ne peut pas gagner une Coupe du Monde à lui tout seul. Ce qui compte, c'est l'équipe. Si elle fait preuve du même état d'esprit que l'autre jour, elle pourra arriver en demi-finale", annonce-t-il. Parole d'habitué....




