Un, deux, trois, quatre, cinq... Il manque une dernière victoire à l'Argentine pour prolonger son règne dans la catégorie U-20. Trente ans après la première édition de la compétition, la Selección affiche fièrement ses cinq titres mondiaux, à l'approche du match de dimanche face aux jeunes pousses de la République tchèque. FIFA.com présente les cinq raisons qui poussent à donner l'Argentine favorite pour la grande finale. Mais attention: les Tchèques pourraient bien frapper un grand coup...

. Histoire : Avec cinq couronnes mondiales, l'Argentine est le pays le plus titré de la catégorie. La première remonte à 1979, avec à la clé une brillante prestation d'un certain Diego Maradona. Il faut patienter 16 ans pour voir les Albicelestes triompher de nouveau : grâce à l'arrivée de José Pekerman et Hugo Tocalli sur le banc, les Argentins se couvrent d'or lors de Qatar 1995, Malaisie 1997, Argentine 2001 et Pays-Bas 2005. "Nous sommes à un pas de perpétuer la tradition", assure l'entraîneur en place, qui participe à sa première finale sans Pekerman à ses côtés.

. Etat de forme : L'équipe d'Hugo Tocalli s'est renforcée au fil de la compétition. Elle a d'abord terminé en tête du Groupe E, avec deux victoires et un nul obtenu justement contre son rival de dimanche. En huitièmes, elle a refait son retard face à la Pologne pour s'imposer 3:1, notamment grâce au superbe match de Sergio Agüero. En quarts et en demi-finales, les ciel et blanc ont éliminé deux des formations ayant produit le plus beau jeu du tournoi, à savoir le Mexique (1:0) et le Chili (3:0). "Dans les rencontres les plus difficiles, l'équipe a su faire front et imposer son style. Tous ces résultats nous ont mis en confiance, bien qu'il nous reste encore une marche à gravir", confie Maximiliano Moralez.

. Chiffres : L'Argentine est l'équipe ayant inscrit le plus de buts (14) et également celle qui en a encaissé le moins (1). La République tchèque est justement l'unique formation à avoir neutralisé la puissance de feu des Gauchos. Inversement, la seule équipe à avoir trompé Sergio Romero est la Pologne, même si la Selección a ensuite réagi pour s'adjuger la rencontre. "Nous cherchons à mettre en place une équipe offensive. Cela saute aux yeux lorsqu'on jette un œil aux statistiques. L'entame a été difficile face aux Tchèques, mais nous avons fini par développer le jeu que souhaite voir le public", insiste l'entraîneur.

. Expérience : Contrairement à nombre de leurs homologues de Canada 2007, les footballeurs argentins ont déjà accumulé beaucoup de matches dans des équipes de première division, aussi bien chez eux qu'à l'étranger. Ainsi, il est intéressant de noter que sur les onze joueurs alignés lors de la demi-finale contre le Chili, sept sont des titulaires indiscutables dans leurs clubs respectifs, deux sont occasionnellement remplaçants et deux autres attendent leur heure dans les effectifs de Séville et de Liverpool. Tocalli ne cache pas sa fierté : "Je suis très content de ce groupe, indépendamment de la finale de dimanche. Au-delà des résultats, il faut penser à l'avenir et je pense que nous possédons des joueurs très complets, susceptibles d'évoluer prochainement en équipe A".

. Volonté : Dans ce domaine, Tchèques et Argentins se valent. Malgré cela, les jeunes Albicelestes savent qu'une victoire accélérerait leur progression en équipe A, celle conduite par Alfio Basile. Sergio Agüero, titré à Pays-Bas 2005 et meilleur réalisateur argentin au Canada, décrit ses impressions : "Défendre le maillot de l'Argentine représente une fierté pour n'importe quelle catégorie. Nous sommes tous conscients que la victoire finale nous donnerait les galons nécessaires pour postuler en équipe A. Voilà ce à quoi nous aspirons.

Cinq raisons, cinq titres, un même objectif. Le temps et la redoutable formation tchèque diront si ce rêve peut devenir réalité.