Le 22 juillet 2007 tiendra toujours une place à part dans la vie de Sergio Agüero. Un an après sa non-convocation pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, l'une des plus grandes désillusions de sa carrière, l'Argentin a vécu une journée exceptionnelle. A Toronto, devant presque 20 000 personnes, l'attaquant albiceleste est devenu champion du monde U-20 pour la deuxième fois de sa carrière, un titre auquel il a ajouté les récompenses de meilleur joueur et meilleur buteur de la compétition.
Quelques minutes après avoir reçu ces lauriers, le joueur de l'Atlético de Madrid a partagé ses impressions avec FIFA.com.
"Aujourd'hui est un grand jour pour moi. C'est sans aucun doute le plus grand bonheur du monde, assure-t-il dans un immense sourire. Que puis-je demander de plus ? Je suis champion du monde avec l'Argentine. Ce genre de choses n'arrive pas tous les jours !".
Le prodige sud-américain a atteint tous ses objectifs au Canada : le titre mondial, qu'il avait déjà remporté à Pays-Bas 2005, le Soulier d'or adidas et le Ballon d'or adidas, fruits de ses lumineuses prestations et de ses buts. "Il ne me manque rien", lance-t-il en rigolant. Derrière lui, ses coéquipiers continuent de fêter le titre au rythme des danses et des chants orchestrés par Maxi Moralez.
Rien ne saurait altérer la joie du Kun. "Avec ce titre, je peux revenir dans mon club en espérant que les choses se passent bien pour moi. On va bien voir comment ça va aller maintenant."
Les Argentins continuent leurs folles célébrations. Agüero meurt d'envie de les rejoindre. Mais le phénomène veut également rejoindre un autre groupe : les A. "Ce titre donne un plus à tous les joueurs. J'espère qu'il contribuera à nous ouvrir les portes de la grande équipe nationale."
Buts et récompenses
Au total, l'ancien pensionnaire de l'Independiente a
disputé 605 minutes sur le sol canadien. Suffisant, bien entendu,
pour faire la différence et attirer l'attention de la presse
spécialisée. Aussi, ses performances lui ont-elles valu le Ballon
d'or du meilleur joueur par une majorité écrasante, devant son
ami Maxi Moralez et le Mexicain Giovanni Dos Santos.
"Quand je suis arrivé ici, j'ai dit que mon rêve était de finir champion du monde et meilleur joueur. Aujourd'hui, j'ai atteint ces objectifs et c'est une joie immense pour moi", claironne-t-il, les deux trophées en main. Le troisième prix, le Ballon d'or adidas, lui revient en tant que meilleur réalisateur du tournoi nord-américain avec six unités : deux face au Panama, une face à la RDP de Corée, deux face à la Pologne et une face à la République tchèque en finale.
Pour ne rien gâcher, certains de ses buts sont de petits bijoux. Mais quand vient le moment de choisir, il n'hésite pas une seule seconde : "Si je dois retenir un but sur l'ensemble de la compétition, c'est celui d'aujourd'hui. Peut-être que ce n'est pas le plus spectaculaire, mais il a été inscrit en finale, alors il est incomparable. C'est ça qui fait de lui le plus beau de tous. Il a été essentiel pour le titre", affirme Sergio, qui a imité la performance de Lionel Messi à Pays-Bas 2005, au nombre de buts près !
Ses coéquipiers sont sur le point de s'en aller. En fond, on entend résonner une cumbia portant son nom et interprétée par le groupe Los Leales. Agüero s'excuse et prend congé. On l'interroge sur ses projets. "Je veux appeler à la maison pour parler avec ma famille. Je veux aussi appeler Messi. C'est mon grand ami, je veux partager ce moment avec lui." Avec Leo, il discutera peut-être de projets communs avec les A. Avec, sûrement, l'intention d'écrire ensemble de nouveaux chapitres dorés dans l'histoire du football albiceleste.

