Sans forcer leur talent face à une Hongrie usée jusqu’à la corde, les champions d’Afrique se sont qualifiés pour la finale d'Égypte 2009.

Privés de Vladimir Koman, suspendu et affaiblis par deux derniers matches disputés en 120 minutes, les Magyars n’ont jamais semblé en mesure d’espérer quoi que ce soit. Et quand Krisztián Németh devait sortir à la pause, handicapé depuis deux jours par des douleurs à l’estomac, la messe semblait déjà dite.

C’est que durant les quarante-cinq premières minutes, les Black Satellites avaient tout fait pour s’offrir un match sans stress.

Solides en défense, les hommes de Sellas Tetteh monopolisaient le cuir et se montraient les seuls un peu dangereux.

Dès la dixième minute, Adam Presinger tentait un ballon en retrait pour son gardien. Trop court. André Ayew ne se faisait pas prier, éliminait Péter Gulácsi avant de frapper. Dominic Adiyiah n’avait plus qu’à assurer le coup d’un pointu (1:0, 10’).

Ayew régalait ensuite le Cairo International stadium de sa technique exemplaire en même temps qu’il faisait passer des sueurs froides dans le dos de la défense hongroise (14’, 21’ et 25’).

Une arrière-garde bien passive quand le centre de Samuel Inkoom trouvait la tête d’un Adiyiah laissé seul au deuxième poteau (2:0, 31’).

Le destin avait choisi son camp. Alors certes les Européens livraient une deuxième période pleine d’envie et parvenaient même à rêver quelques minutes après la double réduction du score de Marko Futács (2:1, 73’) et Adam Balajti (3:2, 84’).

Mais le Ghana était vraiment trop forts aujourd’hui. Une puissance prouvée quand Opoku Agyemang accélérait avant de décaler Abeiku Quansah sur sa droite, la frappe du Niçois venait se loger juste sous la barre d’un Gulácsi fusillé (3:1, 81’).