Les États-Unis remettent les pendules à l'or
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À Londres 2012, la sélection féminine des États-Unis a décroché sa troisième médaille d'or consécutive, la quatrième sur les cinq éditions du Tournoi Olympique de Football Féminin à ce jour. Les Américaines ont donc confirmé qu'elles exerçaient une véritable suprématie sur la compétition olympique.

À peu de choses près, Pia Sundhage a reconduit le groupe qui avait décroché l'or il y a quatre ans à Pékin, en y intégrant les révélations de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™. Ainsi Alex Morgan, remplaçante il y a un an outre-Rhin, s'est imposée comme titulaire au sein de l'attaque. Les Américaines ont progressé, c'est indiscutable. Elles ont notamment acquis la faculté de subir pour placer des contres redoutables, comme elles l'ont démontré lors de leur premier match dans le tournoi contre la France et en demi-finale face au Canada.

Comme si cela ne suffisait pas, les Américaines ont pris au passage leur revanche sur les Japonaises, contre qui elles s'étaient inclinées en finale d'Allemagne 2011. Les championnes du monde en titre n'ont pas joué à leur meilleur niveau à Londres 2012. Paradoxalement, la finale disputée devant 80 203 spectateurs, nouveau record pour la compétition, à Wembley et perdue contre les États-Unis a été le meilleur match livré par le Japon en terre britannique.

Homare Sawa et ses coéquipières n'ont cependant pas été aussi brillantes qu'il y a un an. Elles doivent leur place en finale aux contres menés à la perfection par Yuki Ogimi. Déçues de ne pas avoir gagné la finale, les Nadeshiko peuvent toutefois tirer un bilan satisfaisant de leur parcours. Jamais à ce jour elles n'étaient allées aussi loin dans le Tournoi Olympique de Football Féminin.

Les révélations
Une des grandes surprises de la compétition a été le Canada. Un an après avoir quitté la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™ dès la phase de groupes, avec aucun point au compteur et seulement un but marqué, les Canadiennes ont illustré sur le terrain tous les progrès réalisés depuis l'arrivée aux commandes de John Herdman. En demi-finale, elles ont poussé leurs voisines américaines dans leurs derniers retranchements. En remportant le match pour la troisième place contre la France, elles ont décroché le bronze et signé ainsi la meilleure performance de leur histoire sur la scène olympique.

Les Françaises, de leur côté, terminent quatrièmes, comme l'an passé en Allemagne. Le bon travail technique des Bleues n'a pas été suffisant pour compenser une maladresse récurrente devant le but adverse, en particulier dans le match pour la médaille de bronze contre le Canada.

La Grande-Bretagne s'est offert le luxe de battre le Brésil et de terminer première de son groupe au premier tour. Dans cette sélection à forte composante anglaise, les joueuses les plus en vue ont été Stephanie Houghton et l'Écossaise Kim Little. Les Britanniques n'ont rien pu faire en quart de finale contre les Canadiennes.

Les déceptions
Les Brésiliennes ont quant à elles fait un pas en arrière par rapport à ce qu'elles avaient montré lors des précédents rendez-vous olympiques. Après deux médailles d'argent consécutives et malgré le retour aux commandes de Jorge Barcellos, qui les avait conduites en finale à Pékin 2008, les Auriverdes ont été éliminées dès les quarts de finale. Déception également pour la Suède, troisième à Allemagne 2011 et pour la RDP Corée, redoutable dans les catégories de jeunes depuis plusieurs années, mais qui peine à concrétiser chez les seniors. C'est la deuxième fois consécutive en effet que les Nord-Coréennes quittent une grande compétition de la FIFA dès la fin du premier tour.

Les Néo-Zélandaises montrent que le football dans leur pays n'arrête pas de faire des progrès. Les filles entraînées par Tony Readings sont même entrées dans l'histoire kiwi en atteignant pour la première fois la deuxième phase d'un tournoi de la FIFA.

L'Afrique du Sud, le Cameroun et la Colombie devront encore progresser pour être compétitifs parmi l'élite internationale. Mais par leur simple présence dans ce Tournoi Olympique de Football Féminin, ces trois nations ont démontré que la popularité et la qualité du football féminin se vérifiaient aux quatre coins de la planète.

Nations participantes :
Afrique du Sud, Brésil, Canada, Cameroun, Colombie, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Nouvelle-Zélande, RDP Corée, Suède.

Le quatuor de tête
1. États-Unis (médaille d'or)
2. Japon (médaille d'argent)
3. Canada (médaille de bronze)
4. France

Prix du Fair-Play : États-Unis.

Stades et villes hôtes
Wembley (Londres), Old Trafford (Manchester), Hampden Park (Glasgow), Millennium (Cardiff), City of Coventry (Coventry), St. James' Park (Newcastle).

Buts marqués : 71 (2,73 par match)

Meilleures buteuses :
1. Christine Sinclair (CAN) 6 buts
2. Abby Wambach (USA) 5 buts
3. Melissa Tancredi (CAN) 4 buts et 2 passes décisives

Nombre total de spectateurs : 660 986
Moyenne par match : 25 423 spectateurs