Les Américaines restent en haut de l'Olympe (2:1)
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Face à des Américaines revanchardes, les Japonaises veulent convertir en or olympique leur statut de championnes du monde, acquis il y a un an en Allemagne face à ces mêmes Yankees. Ces dernières ne l'entendent bien sûr pas de cette oreille, et comptent bien démontrer qu'elles restent les reines du football olympique.

La première occasion offerte à un Wembley plein à craquer est à mettre au crédit d'Alex Morgan à l'entrée de la surface, qui croise un tir bien capté par Miho Fukumoto (4'). Après cette mise en bouche, Morgan reçoit un ballon de Tobin Heath qu'elle convertit en offrande pour la tête de Carli Lloyd, devant une défense nippone obnubilée par Abby Wambach (8', 1:0). 

Frappée par ce réalisme précoce, les Japonaises réagissent en multipliant les offensives, servies par de belles phases collectives. Elles manquent de marquer deux fois en une minute, mais Nahomi Kawasumi et Yuki Ogimi se heurtent à une défense US héroïque (17'). La défenseuse Azusa Iwashimizu trouve ensuite le poteau de la tête, mais celui de son propre camp (28'). Le montant résonne ensuite, cette fois du bon côté par Aya Miyama (33'). 

Solo sort le grand jeu
Les Etats-Unis sont bien heureux de voir la mi-temps mettre fin à la furie japonaise, qui tente beaucoup sans trouver la lumière. Le repos ne change pas la donne, et les Asiatiques continuent à rendre nerveuse la défense américaine. Loyd va pourtant mettre les Stars and Stripes sur orbite en déboulant dans l'axe avant de décocher une frappe soudaine et croisée qui ne laisse aucune chance à Fukumoto (54, 2:0).

Mais cette revanche n'aurait pas la même saveur sans un peu de suspense : bien servie en retrait, Homare Sawa voit sa frappe repoussée par la défense, dans les pieds de la tireuse, qui trouve Yuki Ogimi qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but (63', 2:1). Les Américaines ne sont plus à l'abri de rien, Rachel Buehler est près d'y remédier seule face à Fukumoto, mais la portière asiatique réussit sa sortie (69'). Les championnes du monde se battent jusqu'au bout pour rééditer l'exploit réalisé en Allemagne, mais Hope Solo réussit une parade exceptionnelle sur une balle d'égalisation de Mana Iwabuchi (83').

Cette fois, les Etats-Unis tiennent bon et conservent leur titre avec la quatrième médaille d'or de leur histoire.