Le huitième de finale entre l'Allemagne et la Suisse mettra deux pays voisins d'Europe centrale qui se connaissent bien. L'inattendu vient du fait que la Suisse part cette fois favorite, au moins au vu de leur premier tour à la fois sérieux, efficace et brillant. Les Allemands ont eux eu toutes les peines du monde à se sortir d'un Groupe A il est vrai particulièrement relevé. Mais voilà, l'Allemagne reste l'Allemagne...
Le match
Suisse - Allemagne, mercredi 4 novembre, Lagos, 19h00 (heure locale)
L'enjeu
Le contraste est double entre les deux voisins d'Europe centrale. L'Allemagne est un monstre du football mondial, triple championne du monde, double championne d'Europe et troisième du dernier U-17 en 2007. En face, la Suisse fait office de nouveau-né. Il s'agit d'ailleurs de la première participation des Helvètes au rendez-vous mondial de la catégorie.
Mais depuis le début de l'épreuve au Nigeria, il semble que les mouches aient un peu changer d'âne. Impériaux dans un Groupe B pourtant fort délicat (trois victoires en trois matches contre le Brésil, le Japon et le Mexique), les garçons de Dany Ryser ont emmagasiné une énorme confiance et commencent à croire qu'aller au bout est possible. A l'inverse, les Allemands s'en sont sortis difficilement en réalisant trois matches peu rassurants. Mais Marco Pezzaiuoli a des motifs de satisfaction : Lennart Thy a enclenché la machine à marquer (3) et son équipe a fait preuve d'un gros cœur pour se qualifier lors du dernier match.
A noter que les deux formations sont sous le coup potentiel d'une pluie de suspensions : quatre joueurs sont menacés côté allemand, huit pour les Suisses.
La stat
35 - comme le nombre de victoires allemandes lors des 49 confrontations avec les Suisses, toutes compétitions confondues, pour huit défaites et six matches nuls.
Entendu...
"On ne s'attendait pas à tomber sur un gros calibre si tôt. Mais nous sommes venus ici pour aller le plus loin possible et pour nous confronter aux plus grandes équipes du monde. Avec la Mannschaft, nous sommes servis", Nassim Ben Khalifa, meneur de jeu de la Suisse.
"En un sens c'est une bonne chose que nous ayons montré notre mental et du caractère en phase de groupe. Maintenant nous sommes prêts pour repartir de zéro. Cette expérience nous a encore rapproché. Etre champions du monde ? Bien sûr !"d'être champion du monde !", Lennart Thy, attaquant de l'Allemagne.


