La Gambie se prépare à mener un contingent africain pour le moins inhabituel lors de la prochaine Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Les Baby Scorpions ont été sacrés champions d'Afrique de la catégorie au terme d'un tournoi marqué par l'absence de quelques grands noms comme le Nigeria, le Ghana ou la Côte d'Ivoire. Les jeunes Gambiens ont profité de cette situation inédite pour décrocher leur billet pour le prochain grand rendez-vous mondial, en compagnie de l'Algérie, du Burkina Faso et du Malawi. Le Nigeria, pays organisateur, sera cependant lui aussi de la partie.

La Gambie inscrit donc une nouvelle fois son nom au palmarès de l'épreuve, quatre ans après son dernier succès. Ce triomphe avait notamment valu à la sélection gambienne de disputer la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Pérou 2005. En Amérique du Sud, les Gambiens s'étaient illustrés en remportant des victoires de prestige sur le Brésil et le Qatar. Ce nouveau sacre vient couronner le parcours impressionnant d'une équipe qui s'est imposée aux yeux de tous comme la plus complète du tournoi.

Les Baby Scorpions ont parfaitement réussi leur entrée en matière en dominant la Guinée 1:0. Quelques jours plus tard, les mêmes Gambiens mettaient définitivement fin aux espoirs de qualification du Cameroun en s'imposant 2:0. Son billet pour Nigeria 2009 déjà en poche, la Gambie s'est encore offert un troisième succès pour l'honneur, aux dépens de l'Algérie. Mais c'est en demi-finale que l'équipe a véritablement donné la pleine mesure de son talent en étrillant le Malawi (4:0). En finale, face à une formation algérienne avide de revanche et poussée par un public enthousiaste, les hommes de Tarek El Syagi ont réédité l'exploit du premier tour, en surclassant pour la deuxième fois le pays hôte.

"Nous avons livré de grands matches. Nous étions confiants, mais nous n'avons jamais commis l'erreur de sous-estimer nos adversaire", constatait après coup le sélectionneur de la Gambie au micro de FIFA.com. Il faut dire que le technicien égyptien n'avait rien laissé au hasard. Afin de permettre à ses joueurs de s'habituer au climat algérien, celui-ci n'avait pas hésité à organiser un long stage d'un mois dans son pays natal.

Les débuts de l'Algérie et du Malawi
De son côté l'Algérie a laissé échapper le titre continental qu'elle convoitait. Cependant, la première qualification de l'histoire de la sélection U-17 pour la phase finale de l'épreuve suprême suffira sans doute à consoler les supporters algériens. L'attaquant Nadir Bendahmane s'est imposé comme la star de cette équipe en inscrivant deux buts décisifs, contre le Cameroun en match d'ouverture, puis face à la Guinée.

Le jeune Cannois a vite fait l'unanimité autour de son nom. Son sélectionneur, Hakim Midan, se dit même convaincu que le meilleur reste encore à venir. "Bendahmane a réussi de très belles choses, mais je sais qu'il peut faire encore mieux. Il a encore de nombreuses années devant lui pour progresser", a commenté le technicien algérien. Je suis sûr que nous allons obtenir de bons résultats au Nigeria".

Sans surprise, le Burkina Faso, qui s'était déjà offert le scalp de la Tunisie, a décroché la troisième place aux dépens du Malawi. Malgré cette quatrième place, les jeunes Malawites étaient tout sourire. Il est vrai qu'eux-mêmes ne s'attendaient sans doute pas à être à pareille fête. En effet, le pays, qui disputera sa première phase finale d'un tournoi FIFA en octobre, a été appelé en remplacement du Niger, vainqueur du Groupe B mais disqualifié par la CAF en raison d'irrégularités. Un plainte officielle formulée par le Zimbabwe a conduit la CAF à découvrir certaines erreurs concernant les papiers du Nigérien Boubacar Talatou. En conséquence, le Niger a été purement et simplement exclu de la compétition.

Le malheur des uns faisant comme toujours le bonheur des autres, le Malawi fera donc parti des cinq sélections africaines engagées dans la prochaine Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Pour les représentants du Continent Mère, l'objectif est clair : tout faire pour que le trophée reste deux ans de plus en Afrique !