A l'heure actuelle, Sebastian Gallegos est partagé entre l'Amérique du Sud, l'Europe et l'Afrique. Depuis quelques jours, le petit meneur de jeu uruguayen fait admirer sa superbe technique individuelle et son sens du jeu sur les terrains de Kaduna. Arrivé au Nigeria avec de grandes ambitions, le milieu de terrain de l'Atlético Madrid espère mener son équipe vers les sommets de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2009.
"Je suis plein d'énergie car je suis très enthousiaste à l'idée de disputer cette compétition aux côtés de mes compatriotes. Je suis toujours très heureux de porter les couleurs de mon pays", explique le jeune homme au micro de FIFA.com. Malgré le soleil de plomb qui plane dans le ciel du Nigeria, ses yeux pétillent littéralement de bonheur. Toutefois, le numéro dix uruguayen sait que le défi qui l'attend n'a rien d'une sinécure.
Les Uruguayens ne connaissent pas le mal du pays
Suite à la défaite 1:3 concédée face à la République de Corée pour leur entrée en lice dans le Groupe F, Gallegos et ses coéquipiers mesurent encore un peu mieux l'ampleur de la tâche. Jeudi face à l'Algérie, la défaite leur est d'ores et déjà interdite, sous peine de voir leurs rêves de gloire s'envoler en fumée. "Pas question de rentrer si vite à la maison. Nous travaillons dur pour battre l'Algérie, car nous avons ressenti une terrible frustration au coup de sifflet final du match contre la République de Corée et nous n'avons aucune envie de revivre la même chose !"
Installé à Madrid avec sa famille, qui n'a pas hésité à traverser l'Atlantique pour permettre au fils prodigue de vivre pleinement son rêve, Gallegos se sent investi d'une véritable responsabilité envers son pays. Le maître à jouer uruguayen sait que le destin de son équipe est désormais entre ses mains. Contre la République de Corée, le jeune homme s'était déjà montré décisif en marquant sur penalty.
"Nous pouvons les battre"
Le meneur de jeu possède tous les atouts pour s'imposer au plus haut niveau : un toucher de balle exceptionnel, un sens du dribble déroutant, un coup d'œil magistral et une qualité de passe impressionnante. Gallegos doit maintenant apprendre à utiliser pleinement son potentiel pour redonner le sourire aux supporters uruguayens et à ses partenaires.
"Nous pouvons battre les Algériens, je n'ai aucun doute à ce sujet", assure notre interlocuteur. Toutefois, il ne sait que trop bien que l'Uruguay doit impérativement progresser s'il veut aller plus loin. "Je crois que nous savons ce que nous avons à faire pour gagner jeudi. En ce qui me concerne, j'ai hâte de faire mes preuves sur le terrain." La rencontre s'annonce passionnante, d'autant que le jeune prodige de l'Atlético trouvera face à lui un joueur qui évolue dans un style similaire. Petit et technique, Abdelhakim Bezzaz appartient lui aussi à cette catégorie de milieux de terrain capables de faire basculer le sort d'une rencontre sur un coup de génie.
Joie de vivre et maté
Ceux qui connaissent le football savent que ces créateurs d'exception sont souvent de grands sensibles. Pour pouvoir exprimer pleinement leur talent, ceux-ci ont souvent besoin de sentir une énergie positive autour d'eux. A en juger par les regards amusés de Gallegos en direction de la piscine de l'hôtel où se déroule notre interview, les Uruguayens n'ont pas de souci à se faire de ce côté-là. Tandis que ses partenaires s'ébattent dans l'eau en échangeant des commentaires amusés, notre hôte adresse des sourires et des gestes d'approbation à la cantonade.
Toutefois, en cas de dépression passagère, les membres de la délégation uruguayenne ont le remède miracle : le fameux maté, une boisson traditionnelle très appréciée en Amérique du Sud. Les joueurs en raffolent et conservent toujours une bombilla à portée de main. "Le maté est notre ami", avoue Gallegos en riant. Avec le ballon, qu'il manie avec tant de délicatesse et d'habileté, cela lui en fait au moins deux.



