Des millions de parents et d'enseignants dans le monde savent qu'il peut être assez difficile de persuader des adolescents de faire leurs devoirs. La sélection des États-Unis U-17 n'a pas ce problème. La fédération américaine a mis sur pied un programme de résidence à l'intention des U-17 américains, et pour ceux parmi eux qui ne peuvent pas être présents au siège situé en Floride, l'encadrement technique demande régulièrement des nouvelles sur les exercices d'entraînement afin de surveiller leur niveau de forme avant les matches et les stages de préparation.

"Nous utilisons principalement le courrier électronique, le téléphone et les SMS pour être en contact", explique à FIFA.com Pete Calabrese, sélectionneur adjoint et préparateur physique de la sélection U-17 américaine. "Ils sont plutôt sérieux de ce point de vue-là. Mais il ne faut pas les lâcher, car ce sont encore des enfants. Ils me donnent un résumé assez détaillé des entraînements qu'ils ont faits et après, c'est à nous de faire des évaluations quand ils sont avec nous, pour voir où ils en sont."

Toutes ces données sont cruciales pour le sélectionneur Richie Williams, qui va diriger les États-Unis à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Chili 2015. De plus en plus de joueurs américains sont recrutés par des clubs à un très jeune âge, ce qui fait que Williams et tout l'encadrement technique doivent travailler d'arrache-pied pour suivre leurs internationaux, dont certains sont même basés en Europe. "Le fait que de plus en plus de joueurs évoluent à l'étranger est positif, car cela permet à nos plus jeunes d'êtres repéré par des clubs professionnels de MLS ou d'ailleurs dès un très jeune âge", explique  Williams. "Évidemment, l'idéal serait de les avoir avec nous 24 heures sur 24, pour qu'ils puissent aider les joueurs en résidence. Mais en même temps, nous savons qu'ils sont dans des clubs professionnels, et s'entraînent donc dans un environnement optimal."

L'examen final
Évoluer à un niveau professionnel, cela signifie aussi se frotter à des joueurs plus âgés. Justement, sur quels points la préparation des U-17 diffère-t-elle de celle des seniors ? "Vous pouvez pousser les jeunes un peu plus", glisse Calabrese, qui a notamment travaillé avec l'équipe première de D.C. United, en Major League Soccer. "Avec les seniors, il faut faire très attention sur le plan physique en raison de l'intensité des matches, mais aussi des entraînements. Les jeunes récupèrent beaucoup plus vite, à condition bien sûr de ne rien négliger lors du processus de récupération dès que le match est terminé."

Préparation et récupération devront donc être parfaitement dosées au Chili, où les États-Unis auront fort à faire dans un Groupe A composé également du Nigeria, tenant du trophée, de la Croatie, éternelle productrice de talents, et du Chili, qui jouera devant son public. Malgré ce tirage peu clément, Williams se veut optimiste. "Nous sommes en Coupe du Monde. Dès lors, notre objectif est de la gagner", annonce-t-il. "En tout cas, c'est le message que nous faisons passer à tous les garçons. Nous allons jouer le mieux possible avec comme objectif d'atteindre la finale, et après ça de la gagner. C'est ma définition de la réussite."

Williams, Calabrese et le reste de l'encadrement technique des États-Unis espèrent donc que tout le travail préparatoire effectué avec les jeunes permettra à ces derniers d'aller jusqu'au dernier examen dans cette Coupe du Monde U-17 de la FIFA : la finale du 8 novembre à Vina Del Mar.