• Sergio Gomez était sous la menace d'un carton jaune
  • Il a inscrit un but magnifique lors de la victoire 3:1 contre l'Iran
  • *Il cite comme modèle et joueur préféré Andrés iniesta

Il ne doit pas être facile d'aborder un quart de finale de Coupe du Monde de la FIFA en sachant qu'un carton jaune peut vous priver de la demi-finale. Le milieu espagnol Sergio Gómez, qui connaît bien le sujet, se confie à FIFA.com.

"Je mentirais si je prétendais ne pas y avoir pensé pendant le match, mais mon jeu n'en a pas souffert", assure le meneur de jeu, auteur d'un magnifique but du gauche dans la victoire méritée des siens sur l'Iran à Kochi (3:1). "Si on y réfléchit trop, on risque de manquer un ballon ou de commettre une erreur. On peut aussi faire les choses bien et recevoir quand même un jaune, comme Lara en a fait l'expérience aujourd'hui. Le mieux est de jouer sans crainte et de rester concentré."

• Les statistiques de Gómez à Inde 2017
Matches : 5 | Minutes par match : 84,58
Buts : 2 | Passe décisive : 1

Gómez a évolué sur la gauche pendant la première période et une bonne partie de la seconde, avant de passer au milieu, une zone où le risque de contact est plus élevé. Bien qu'il ait dû serrer des joueurs adverses de près en plusieurs occasions, il a réussi à éviter la faute. "Même dans ces moments-là, la possibilité d'un autre avertissement ne m'a pas traversé l'esprit. Quand on est en pleine action, on ne pense qu'à s'emparer du ballon, et à rien d'autre", assure-t-il.

Si son entraîneur Santi Denia ne lui en a pas parlé avant la rencontre, Gómez admet en avoir discuté avec ses coéquipiers. "Personne ne veut être privé d'une demi-finale de Coupe du Monde, mais nous n'y avons pas attaché beaucoup d'importance", répète-t-il.

Il affrontera le Mali, un adversaire très physique, libre de toute contrainte. "C'est un soulagement de jouer sans cette pression, mais le principal reste la victoire. Si on m'avait dit avant le quart contre l'Iran qu'il me faudrait recevoir un autre carton jaune pour assurer notre accession à la demi-finale, j'aurais accepté sans hésiter."

Le point de vue de Santi
"Je n'ai jamais abordé ce sujet avec mes joueurs, car l'expérience m'a appris qu'ils le vivent comme un surcroît de pression. Si je leur dis d'aller chercher le ballon d'une certaine façon ou de faire attention, je les stresse et c'est pire. Gómez s'en est sorti, et Lara non. C'est comme ça."

Gómez à propos de…

Son but. "Quand j'ai réceptionné le ballon, j'ai vu que j'étais seul, j'ai levé la tête et j'ai frappé. Si j'avais été marqué, j'aurais passé le ballon à un coéquipier."

 • Vous vouliez vraiment le mettre là ? "Oui, c'est là que j'ai visé, juré !" (rires)

Milieu excentré ou intérieur ? "Je jouerai là où l'entraîneur me placera. À l'extérieur, j'ai plus de champ pour courir, à l'intérieur, j'ai davantage de contact avec le ballon et de possibilités de marquer, comme aujourd'hui. Les deux positions me plaisent."

Le Mali, votre adversaire en demi-finale. "Ils sont puissants physiquement, mais nous sommes l'Espagne et nous jouerons comme l'Espagne."

Un une-deux pour conclure…

Pourquoi le football ? "Pour mon grand-père et pour mes oncles. Ils ont toujours adoré le foot. Mon grand-père m'a offert mon premier ballon."

Votre joueur préféré ? "Andrés Iniesta. C'est un grand joueur qui sait faire preuve d'humilité."