• Juan Peñaloza dédie toujours ses buts à son frère décédé
  • Il a inscrit trois buts et permis à la Colombie d’atteindre la seconde phase
  • "Les titres individuels ne m’intéressent pas, c’est l’équipe qui compte", assure-t-il

Jouer une Coupe du Monde et porter le maillot de la sélection nationale sont généralement des motivations suffisantes pour qu'un joueur se livre à fond. Le Colombien Juan Peñaloza avait une raison de plus de tout donner sur la pelouse du Dr. DY Patil Stadium de Navi Mumbai car un nul face aux États-Unis aurait obligé la Colombie à attendre pour obtenir son sésame.

Sur coup franc, Peñaloza a frappé de toutes ses forces depuis le côté gauche de la surface de réparation. Le gardien américain n'a rien pu faire et le buteur s’est alors dirigé vers le banc des remplaçants pour qu'on lui tende un t-shirt avec une photo dessus. "C'est une photo de mon frère décédé", révèle Peñaloza à FIFA.com après la victoire de la Colombie. "Sa mort m’a beaucoup touché. Je lui dois tout. Après chaque but, je lève les mains au ciel et je pense à lui. Il me donne la force et la motivation pour progresser et réaliser notre rêve".

Jouer pour l’équipe
Après la défaite face au Ghana lors de la première journée, Peñaloza a fait trembler les filets de l’Inde et offert la victoire (2:1) à son équipe. Il a ensuite inscrit le deuxième but colombien face aux États-Unis, avant de délivrer une passe décisive à Deiber Caicedo pour le troisième but. Cette victoire permet à la Colombie de terminer deuxième de son groupe et de se qualifier pour la suite de la compétition.

A titre individuel, Peñaloza, qui admire son compatriote Juan Cuadrado, est actuellement deuxième meilleur buteur de la compétition avec trois réalisations. Finir un rang plus haut constitue-t-il une motivation ? "Non, ce n’est pas ma première préoccupation ici. Je pense toujours à l’équipe et à ce que nous pouvons faire dans cette phase finale. Peut-être que les récompenses individuelles viendront par la suite, mais je ne me concentrerai jamais dessus", assure-t-il. "Les deux buts contre l’Inde auraient été inutiles sans les trois points. Face aux États-Unis, nous avons retrouvé la confiance après le deuxième but. Nous avons persévéré et marqué le troisième but, qui nous a permis de finir deuxièmes. Le travail collectif est essentiel", conclut-il.