• La Nouvelle-Zélande est régulièrement performante chez les U-17
  • Les Kiwis sont dans le groupe de la Turquie, du Paraguay et du Mali
  • L'entraîneur Danny Hay explique qu'il faut "chérir ce genre de tournois"

Avec sa population réduite et son exposition limitée au niveau international, la Nouvelle-Zélande aborde invariablement les compétitions avec l'étiquette de Petit Poucet. Ce sera le cas lors de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2017 en Inde. Mais les Océaniens ont obtenu leurs meilleurs résultats précisément en Coupe du Monde U-17.

Les Young All Whites étaient devenus en 2009 la première sélection néo-zélandaise de football à passer le premier tour d'un tournoi de la FIFA. L'exploit avait été répété deux ans plus tard au Mexique, ainsi que lors de la dernière édition en date, au Chili.

Franchir les obstacles
Mais la Nouvelle-Zélande n'a pas disputé une seule rencontre internationale - en dehors des qualifications océaniennes pour la compétition - avant d'arriver en Inde. L'encadrement technique a préféré se rendre le plus tôt possible en Inde pour bénéficier de la plus longue période d'acclimatation possible. Les Young All Whites ont ainsi été les premiers participants à poser le pied sur le sol indien.

Malgré cette préparation modeste, le sélectionneur Danny Hay a confiance en ses jeunes pousses. "Il ne serait pas exagéré de dire que nous sommes aussi éloignés des grands championnats de football que de la lune", résume Hay au micro de FIFA.com. "Certaines nations vont arriver en Inde après avoir discuté quatre ou cinq matches de préparation. Pour nous, ça va représenter un défi, mais ce n'est pas une excuse."

"La réalité, c'est que nous ne sommes pas une grande nation de football", admet Hay. "C'est une réalité financière, car notre budget est limité et nous devons sans arrêt trouver des astuces pour faire des économies à chaque rassemblement de l'équipe. Nous aurions aimé emmener les garçons à l'étranger pour affronter ce qui se fait de mieux à ce niveau-là, mais ce n'est tout simplement pas possible."

La réussite comme méthode
Tout l'effectif néo-zélandais va découvrir pour la première fois à quoi ressemble un tournoi international. Hay, de son côté, a déjà l'expérience du haut niveau. Quand il portait encore les crampons, le grand défenseur central avait été capitaine de la Nouvelle-Zélande et l'un des rares Kiwis à avoir évolué en Premier League anglaise, à Leeds au début des années 2000.

Pour ses débuts en tant que sélectionneur, Hay a signé la première victoire d'une équipe de Nouvelle-Zélande sur un pays sud-américain - un succès 2:1 face au Paraguay - dans un tournoi masculin de la FIFA, en l'occurrence la Coupe du Monde U-17 2015. En huitième de finale, il a fallu au Brésil un but chanceux en toute fin de prolongation pour venir à bout des Océaniens. "Ce fut une bonne expérience et un bon apprentissage pour moi. J'ai pu travailler pendant deux années entières avec ce groupe de joueurs et ils auront une meilleure compréhension que leurs prédécesseurs du style de jeu à mettre en place", poursuit Hay.

Le tirage au sort n'a pas été des plus cléments pour la Nouvelle-Zélande, qui devra se mesurer au Mali, champion d'Afrique en titre, au Paraguay, et à la Turquie. "Parfois dans cette catégorie d'âge, l'écart n'est pas aussi important que chez les seniors. Cela dit, nous ne nous faisons aucune illusion quant au défi qui nous attend", prévient Hay, qui tient à ce que ses joueurs tirent profit de cette expérience. "Quand j'avais 17 ans, je jouais au football à l'école. Vous ne pouviez pas prétendre à plus que ça. Mon devoir est de bien faire prendre conscience à ces jeunes de l'opportunité qui s'offre à eux. Il faut qu'ils la chérissent et qu'ils mordent dans cette expérience à pleines dents."