Le football féminin connaît une progression incontestable en Nouvelle-Zélande. La stratégie à long terme adoptée par la fédération néo-zélandaise pour développer la discipline au plus haut niveau commence à payer. A Londres en 2012, la sélection passait la phase de groupes d’une compétition majeure pour la première fois de son histoire, atteignant les quarts du Tournoi Olympique de Football Féminin.

La même année, les Junior Football Ferns échouaient à deux doigts d'une qualification en quarts de finale de la Coupe du Monde Féminine U-20 à l'issue d'un match nul très accroché face au Japon, pays organisateur. Encouragées par ces bonnes performances, les joueuses d'Aaron McFarland se rendent au Canada avec un maximum de confiance pour disputer la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2014.

Après avoir parcouru l’Océanie pendant les qualifications, la Nouvelle-Zélande a accéléré sa préparation pour Canada 2014 en allant disputer deux matches amicaux au Brésil. Les Kiwis sont ressorties grandies de cette expérience, malgré deux défaites 3:1 puis 1:0. L'ancien entraîneur d'Auckland City, qui avait mené les U-20 à Japon 2012, va désormais pouvoir passer du temps avec son groupe pendant les deux mois à venir, avant de s’envoler pour le Canada. Un problème subsiste toutefois, puisqu'un tiers des joueuses qui ont pris part à la tournée au Brésil résident actuellement à l’étranger, dont cinq aux États-Unis et une en Australie.

Malgré leur jeune âge, les Néo-Zélandaises ne manquent pas d’expérience. Neuf d’entre elles ont déjà été sélectionnées chez les A : la capitaine Katie Bowen, Lily Alfeld, CJ Bott, Megan Lee, Meikayla Moore, Evie Millynn, Holly Patterson, Martine Puketapu et Stephanie Skilton. Par ailleurs, Puketapu, Daisy Cleverley et Isabella Coombes étaient des piliers des Young Football Ferns lors de la dernière Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, au Costa Rica il y a deux mois. Selon le technicien néo-zélandais, ce vécu sera un atout de taille pour faire face à l'atmosphère bouillante d'une Coupe du Monde. "Mes joueuses font preuve d’une maturité exceptionnelle sur le terrain, elles arrivent à s’exprimer pleinement et à rester calmes malgré la pression des compétitions internationales", annonce-t-il.

Une approche globale
La stratégie d’intégration mise en place chez les U-20 ne se limite pas aux joueuses elles-mêmes. En effet, McFarland est également l'adjoint du sélectionneur des A Tony Readings, tandis que son assistante Jitka Klimkova a dirigé la sélection U-17 au Costa Rica. La fédération néo-zélandaise attache une grande importance à construire sur le long terme et à mettre en œuvre une véritable philosophie de jeu.

"Dans toutes les catégories, notre priorité est de développer un jeu centré sur la possession du ballon", explique McFarland, dressant un parallèle avec la méthode adoptée par les deux autres sélections du pays. "Chaque année, les joueuses formées en Nouvelle-Zélande nous prouvent que le temps investi dans leur progression technique porte ses fruits. À tous les postes, nous avons des joueuses qui savent utiliser le ballon et font preuve d’une grande intelligence de jeu."

À présent, il faudra démontrer l’efficacité de cette approche au Canada, où les Néo-Zélandaises seront confrontées au Paraguay, à la France et au Costa Rica dans un Groupe D ouvert. En plus de l’opportunité d’écrire une nouvelle page de l’histoire encore récente du football féminin néo-zélandais, la génération actuelle aura la motivation supplémentaire de prétendre à un nouveau voyage au Canada l’année suivante, pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™.