#HappyGirlAlways. Voilà le hashtag favori d'Asisat Oshoala sur son profil Facebook. Il suffit de discuter quelques instants avec la milieu de terrain du Nigeria pour comprendre pourquoi. "C’est un peu ma philosophie de vie. Je me considère comme une fille heureuse car quelle que soit ma situation, j’essaie de l’être. J’aime voir le sourire accroché aux lèvres des gens, faire rire mes coéquipières, sourire. Je suis comme ça !", détaille-t-elle au micro de FIFA.com.

Ces jours-ci, la Nigériane ne manque pas d’occasions d’afficher son sourire contagieux. Il faut dire que les choses se passent plutôt bien pour elle au Canada. Le Nigeria est qualifié pour le dernier carré de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2014 et Oshoala n’est pas étrangère à ce bon parcours. Elle a inscrit trois buts en quatre matches, les deux derniers ayant servi à tuer dans l’œuf les velléités néo-zélandaises et à ouvrir la voie des demi-finales à son équipe. "Les entames de matches pleines d’énergie, c’est la marque de fabrique de notre équipe. Ça nous permet de mettre la pression sur nos adversaires. Si l’on marque tôt, ça leur coupe les jambes", explique Oshoala.

Quelques jours avant, sa coéquipière Courtney Dike avait inscrit le but le plus rapide de l’histoire de la compétition. Face aux Kiwis, Oshoala est devenue sa dauphine en la matière. Autant dire que la stratégie semble fonctionner. "Non, il n’y a pas de concours entre Courtney et moi. Ça se trouve comme ça, c’est tout", rigole-t-elle. Alors que la buteuse s’entretient avec FIFA.com, ses coéquipières passent derrière elle pour regagner le bus de l’équipe. À entendre leurs cris et leurs chants, on se doute qu’elles ont été contaminées par la joie de vivre d'Oshoala.

La joueuse du club nigérian des Rivers Angels tient dans ses mains la plaque qui la distingue comme la meilleure joueuse de la rencontre, un prix mérité au vu de sa prestation d’ensemble. Car en plus d’avoir inscrit un doublé, elle a fait valoir ses qualités de joueuse "tout-terrain". "Aujourd’hui, j’ai commencé au poste d’attaquante, mais sur la fin, quand l’une des défenseuses s’est blessée, je suis passée en défense centrale. En fait, je peux jouer partout, sauf dans les cages", affirme-t-elle. D’ailleurs, quand elle est avec les A, Oshoala évolue dans un registre de milieu offensive.

Des histoires à raconter
Serait-ce cette polyvalence qui lui a valu le surnom de Seedorf ? "On m’appelle comme ça en raison de ma façon de jouer et de ma puissance physique. Je dois dire que j’aime ça car Clarence Seedorf était un joueur fantastique." Son autre sobriquet, Superzee, a le don d’accentuer son sourire. "C'est un peu comme Supergirl, et pour moi ça donne Superzee", explique-t-elle en éclatant de rire.

C’est alors que sa coéquipière Courtney passe dans le coin. "Alors, elle a battu mon record ?", demande-t-elle avec impatience et inquiétude. En apprenant qu’elle reste propriétaire de son record à quelques secondes près, elle laisse échapper un cri de satisfaction avant de s’en aller triomphante non sans avoir chambré Oshoala.

La bonne humeur de Superzee est contagieuse. Cela ne l’empêche pas de retrouver son sérieux au moment d’évoquer la demi-finale face à la RDP Corée. "Il y a deux ans, au Japon, nous étions également arrivées en demi-finales, mais nous avions perdu 2:0 contre les États-Unis. Cette fois-ci, je ne compte pas perdre de nouveau en demi-finale. Nous allons tout donner pour l’emporter", annonce avec détermination une Oshoala qui adore raconter à sa famille et ses amis toutes les expériences vécues à l’occasion de ses voyages à travers le monde. "Quand je rentre à la maison après une compétition avec la sélection, j’ai toujours beaucoup de choses à raconter à mes proches", confirme-t-elle.

Cette fois-ci, elle espère bien leur raconter comment elle est allée chercher le titre mondial, ne serait-ce que pour voir leur visage s'illuminer d'un grand sourire.