Quatre buts et deux passes décisives. En demi-finale face à la RDP Corée, Asisat Oshoala a propulsé le Nigeria en finale de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Canada 2014. Quelques jours avant son après-midi de rêve à Moncton, l’attaquante avait accordé un entretien à FIFA.com, dans lequel elle avait exprimé toute sa joie de vivre. Aujourd’hui, ce sont six de ses coéquipières - une par action décisive d’Oshoala - qui nous révèlent d’autres facettes de sa personnalité.

Courtney Dike : une bonne colocataire
Le premier but du Nigeria, inscrit par Dike sur une passe en profondeur de Superzee, est l’illustration parfaite de l’entente sur le terrain entre les deux filles. "Elle me rend les choses beaucoup plus faciles", explique-t-elle en riant. Le fait que les deux joueuses partagent leur chambre n’est peut-être pas étranger à cette alchimie. "Elle m’a beaucoup aidée à m’intégrer à l’équipe, elle est géniale. Et en plus, elle ne ronfle pas, même s’il lui arrive de se réveiller en plein milieu de la nuit et de mettre de la musique !"

Ugo Njoku : sûre de sa force
Quand Oshoala fait trembler les filets, sa coéquipière aux Rivers Angels Njoku accourt systématiquement pour fêter le but à ses côtés et se livrer à une danse. Face à la RDP Corée, le rituel n’a pas varié d’un iota. "Oui, c’est vrai qu’on adore danser et célébrer, toute l’équipe aime ça." Si la prestation d'Oshoala surprend beaucoup de monde, la défenseuse n’est pas étonnée. "Avant la Coupe du Monde, je la voyais déjà capable d’une performance comme ça car je crois en elle et en sa force."

Uchechi Sunday : la partenaire d’attaque idéale
Encore une fois, Sunday est entrée en cours de jeu et a frappé illico, cette fois sur un centre d’Oshoala depuis la droite. "On travaille beaucoup cette action à l’entraînement. Comme on joue également ensemble aux Rivers Angels, on s’entend à merveille", assure-t-elle. Archétype de l’avant-centre pure, Sunday adore jouer aux côtés d’Oshoala, ou plutôt devant elle. "Quand on est ensemble sur le terrain, j’aime qu’elle joue attaquante de soutien. À ce poste, elle peut me donner des passes décisives comme celle d’aujourd’hui", sourit-elle.

Sarah Nnodim : meilleure au foot qu’en chanson
Entre deux buts, Oshoala a dû être repositionnée en défense suite à la blessure de Sarah. Heureusement, l’arrière centrale a pu revenir sur le terrain, ce qui a laissé le temps à Superzee d’inscrire son quatrième but. "Elle a pris ma place et c’est une bonne chose car ça prouve qu’on est une véritable équipe et que l’on s’entraide", souligne-t-elle. En tant que référence de l’équipe en matière de musique, Sarah est bien placée pour évaluer les talents de sa coéquipière dans ce domaine. Et elle ne se montre pas tendre : "Elle joue mieux au foot qu’elle ne chante".

Ebere Okoye : un leadership partagé
Si toute l’équipe nigériane se réjouit de la superbe prestation d’Oshoala, il est une joueuse qui se montre particulièrement fière. "En la voyant jouer aussi bien, j’ai été émue. Émue et très heureuse", nous raconte la capitaine. Sur la pelouse, c’est Ebere qui porte le brassard de capitaine lorsque Patience Okaeme n’est pas titulaire. Elle reconnaît toutefois que ce leadership est partagé. "C’est notre joueuse préférée et elle joue un rôle de leader. Elle donne toujours le meilleur d’elle-même !"

Loveth Ayila : une grande blagueuse
Loveth est une joueuse à vocation offensive, mais en demi-finale, elle était chargée de surveiller les arrières de son amie Asisat. "Elle est très marrante. Elle passe son temps à faire des blagues !", révèle-t-elle. La milieu de terrain, qui partage également le vestiaire avec Superzee en club, se risque à une promesse. "Asisat a pris l’entraîneur sur les épaules car elle est la plus forte et la seule capable de le faire, mais si on gagne la finale, je promets que nous allons tous la porter en triomphe. Et on va gagner !"