La Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016 ne donnera pas seulement à voir en action les meilleures jeunes footballeuses de la planète. Elle servira également de support à une campagne de sensibilisation destinée à mettre fin aux violences à l’encontre des femmes et des enfants.

La campagne #ENDviolence, qui s’inscrit dans le programme d’héritage de la Coupe du Monde Féminine U-20, vise à faire évoluer les mentalités dans dix nations du Pacifique.

La FIFA prend les footballeuses en modèle pour promouvoir #ENDviolence auprès des plus jeunes. Les participantes au tournoi, ainsi que d’autres joueuses, se sont engagées à soutenir le projet à travers la campagne REDcard (carton rouge).

Elle a pour objectif de développer le respect, l’entente et la tolérance entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, et dans l’ensemble de la communauté, avec l’espoir de faire baisser les facteurs de risque liés aux violences sexistes dans le Pacifique.

La FIFA et l’UNICEF s’engageront auprès des équipes de la Coupe du Monde Féminine U-20 afin de contribuer à développer des championnes qui se dresseront ensemble pour dénoncer la violence. Un célèbre footballeur masculin sera associé à chaque équipe pour les aider à faire passer le message dans leurs pays respectifs.

À travers la Coupe du Monde Féminine U-20, la campagne s’adressera à la fois aux communautés et aux amateurs de sport, de quoi répandre très largement les informations essentielles véhiculées par #ENDviolence.

Le coût de la violence
Plusieurs études montrent l’impact considérable des maltraitances, d’un point de vue à la fois physique, psychologique et financier. Environ 80 % des enfants de la région Pacifique ont directement fait l’objet un jour d’une forme de violence ou de maltraitance. Il a par ailleurs été prouvé que 57 % des femmes du Pacifique Sud ont déjà été battues par leur conjoint et qu’une fille étant témoin de violences infligées à sa mère est davantage susceptible d’en être elle-même victime à l’âge adulte. Plus de 50 % des enfants de 13 à 15 ans disent avoir souffert d’intimidations et 30 % d’entre eux reconnaissent avoir voulu mettre fin à leurs jours au cours des 12 derniers mois.

"La violence envers les femmes est largement reconnue comme une violation fondamentale des droits humains et comme un problème majeur de santé public, aux coûts humains et économiques faramineux", dénonce l’UNICEF dans un rapport récent. Les violences ont des conséquences particulièrement néfastes sur les enfants. Elles coûtent chaque année jusqu’à 7 trillions de dollars US. Un coût qui peut sérieusement entraver la croissance d’une nation et affaiblir les forces vives de sa société.

Dans une région du monde où l’accès à l’information est limité en raison d’une mauvaise couverture Internet, télévision et radio, la campagne #ENDviolence entend provoquer une prise de conscience, développer des athlètes qui s’élèveront face à la violence, et diffuser le plus largement possible à travers la région son message de tolérance au sein des communautés.

En collaboration avec la Confédération océanienne de football, l’UNICEF, l’ONU Femmes, le Projet pour l’emploi des jeunes en milieu urbain, le Haut commissariat australien et l’Ambassade américaine de Port Moresby, la FIFA proposera plusieurs activités pendant le tournoi, avec l’ambition de laisser un héritage concret et durable.