Elle est la première à quitter la pelouse suite au coup de sifflet qui marque la fin de l'aventure du Venezuela en Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016. Gabriela García se dirige tout droit vers les vestiaires alors que dans sa tête se bousculent des réflexions portant sur le passé, le présent et l'avenir.

"D'un point de vue personnel, je suis satisfaite car j'ai pu entrer en jeu et apporter quelque chose à l'équipe même si nous n'avons pas obtenu le résultat souhaité et que nous aurions mérité. Mais nous avons encore du chemin à parcourir. Nous devons continuer à travailler pour revenir plus fortes", estime l'attaquante au micro de FIFA.com.

À vrai dire, elle ne s'attendait pas à quitter la compétition dès la phase de groupes après l'excellent parcours effectué par cette génération en Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Costa Rica 2014, compétition à l'issue de laquelle la Vinotinto avait terminé à quatrième. La pression sur l'équipe était-elle trop importante ? "Je ne pense pas. Il fallait être conscient du fait qu'il s'agissait de notre première Coupe du Monde U-20 et qu'il était bien évidemment impossible de savoir ce qui nous attendait. Malgré ça, nous avons réalisé de grands matches. Au final, nous n'avons pas perdu, nous avons gagné parce que nous avons beaucoup appris. Cette expérience nous aidera. Nous allons apprendre de nos erreurs et revenir encore plus fortes."

Pas de place pour la nostalgie
Au Costa Rica, García avait pu compter sur la présence de Deyna Castellanos avec qui elle formait un duo prolifique (six buts chacune). Mais si sa compatriote a brillé récemment avec les U-17 en Jordanie, elle n'a pu accompagner ses aînées en Papouasie-Nouvelle-Guinée. "Peut-être que si elle avait été là, elle aurait pu apporter beaucoup, mais elle n'a pas pu venir. Peut-être que nous serons à nouveau associées en sélection ou qu'elle retrouvera le groupe. Mais dans l'absolu, je pense qu'il n'a manqué personne. Ni elle ni aucune autre joueuse."

Son bilan personnel n'est pas des meilleurs puisqu'elle a disputé moins de la moitié des matches en moyenne et n'a été titulaire que lors de la première rencontre, face à l'Allemagne. Malgré cela, elle a réussi à faire parler son toucher de balle, inscrivant un but et délivrant deux passes décisives. "Il a fallu faire des choix techniques, ce qui explique qu'elle n'a pas eu plus de temps de jeu", justifie son sélectionneur José Catoya. "Elle est grande et efficace de la tête, mais j'avais besoin de joueuses plus rapides devant. Je ne sais pas si elle est frustrée, mais si c'est le cas, il lui faudra travailler à ce niveau-là, car le football professionnel est ainsi fait. Elle doit l'accepter et donner le meilleur pour l'équipe." 

À 19 ans seulement, García a déjà accumulé énormément d'expérience, ce qui l'aide à mûrir à vitesse grand V. D'ailleurs, elle tire les leçons des bons moments comme des mauvais et préfère quitter l'Océanie en voyant le verre à moitié plein. "Je continuerai à travailler pour être plus forte physiquement et progresser sur le plan technique. J'ai déjà reçu des offres de plusieurs équipes. J'espère que ça va se concrétiser. J'aimerais avoir la possibilité de jouer à l'étranger et d'atteindre un très bon niveau pour revenir aider mon équipe nationale", conclut l'intéressée.