Le Japon a donné une nouvelle leçon de football en battant le Brésil avec la manière (3:1) pour s'ouvrir les portes des demi-finales de Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016. Les atouts offensifs du Japon - Yui Hasegawa, Yuka Momiki et Hina Sugita - ont une nouvelle fois donné le tournis à la défense adverse, mais c'est une autre joueuse qui a crevé l'écran contre le Brésil : Shiho Matsubara.

Entrée en jeu pour le coup d'envoi de la deuxième période, Matsubara, 19 ans, a trouvé le chemin des filets dès la 50ème minute, avant de récidiver un peu plus tard. Sa deuxième réalisation est un modèle de sang-froid. Sur un centre rebondissant, elle contrôle la balle au deuxième poteau, efface une défenseuse et glisse le ballon du plat du pied à l'intérieur du poteau opposé.

Les Japonaises ont déjà marqué 14 fois en quatre sorties à Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016. À dire vrai, elles auraient pu réaliser un score plus lourd contre le Brésil au National Football Stadium de Port Moresby. "À la pause, l'entraîneur nous a dit d'essayer de marquer d'autres buts pour nous mettre à l'abri", confie Matsubara au micro de FIFA.com. "Nous avons accéléré le rythme et fait une bonne deuxième période. J'ai tout donné pour l'équipe. J'ai essayé de contribuer de mon mieux en faisant ce qu'on m'avait demandé. Chaque contribution compte", glisse celle qui n'avait passé que 34 minutes sur le pré depuis le début du tournoi avant son entrée contre le Brésil. 

Polyvalente et buteuse
Neuf matches joués, quatre buts marqués : voilà le bilan de Matsubara dans les compétitions de la FIFA. Pas mal pour une défenseuse, qu'Asako Takakura utilise cependant volontiers à d'autres postes. C'est exactement ce qui s'était passé au Costa Rica il y a deux ans, quand Takakura avait emmené les Petites Nadeshiko, dont faisait partie Matsubara, jusqu'au sacre dans la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA. Matsubara est même capable d'évoluer au poste d'attaquante pour son équipe de Cerezo Osaka, en championnat du Japon. "Nous avons vécu de belles choses là-bas", affirme Matsubara au sujet du titre mondial gagné à Costa Rica 2014. "Mais maintenant, c'est une autre catégorie, les enjeux sont plus grands. La pression accumulée et les différents facteurs sont plus forts."

Le Japon réussit d'habitude très bien chez les U-17. Le mois dernier en Jordanie, les Nipponnes sont passées tout près d'un deuxième titre mondial. La réussite est moins flagrante chez les U-20. Avant Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016, le Japon n'a atteint les demi-finales de la compétition qu'une seule fois, à domicile il y a quatre ans. Peut-il entrer dans l'histoire cette fois-ci ? "Nous ne nous sommes pas qualifiées la dernière fois, donc nous voulions déjà faire mieux que ça. Toutes les équipes veulent être championnes du monde et nous, nous sommes maintenant bien placées pour y arriver. Maintenant, ce sont des matches couperet et nous travaillons dans l'idée de continuer à gagner", conclut-elle.