Deux grandes nations du football européen, l'Italie et la Hongrie, ont rendez-vous vendredi à Suez pour un choc qui sent la poudre. Les deux pays s'étaient affrontés en finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1939 et, à l'époque, la Squadra Azzurra s'était imposée 4:2. Les Magyars avaient pris leur revanche en 1960, en remportant la finale du Tournoi Olympique de Football Masculin aux dépens des Italiens (2:1).

Le match
Italie-Hongrie, vendredi 9 octobre, Suez, 20 heures (heure locale)

L'enjeu
Le vainqueur de cette confrontation, quel qu'il soit, franchira un cap historique. L'Italie a déjà atteint les quarts de finale à deux reprises, sans jamais réussir à franchir l'obstacle. En 1987, les Azzurrini avaient mordu la poussière face au Chili (0:1). Il y a quatre ans, ils avaient été éliminés aux tirs au but par le Maroc. De son côté, la Hongrie n'avait plus participé aux quarts de finale d'un tournoi de la FIFA depuis la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, RP Chine 1985. Cette année-là, les Magyars avaient parfaitement négocié la phase de poule, avant de subir la loi du Nigeria (1:3) au tour suivant. A noter également que cette rencontre est un remake de la demi-finale de l'UEFA EURO U-19 2008 où l'Italie s'était imposée de justesse 1:0. L'heureux élu retrouvera sur sa route en demi-finale la République de Corée ou le Ghana, au Caire.

La stat
1.
La victoire face aux Tchèques constitue une grande première. En effet, jamais une sélection hongroise n'avait été impliquée dans une séance de tirs au but dans une compétition officielle. L'équipe A avait triomphé face à l'ARY Macédoine dans cet exercice en 1998, mais dans le cadre d'un tournoi amical organisé à Téhéran.

Entendu...
"Après notre victoire sur l'Espagne, notre moral est au beau fixe. Nous venons de battre l'une des meilleures formations du tournoi, mais nous devons encore progresser si nous voulons aller au bout. Nous allons retrouver un adversaire que nous connaissons bien. Il faudra être prudent car les Hongrois savent aussi à quoi s'attendre de notre part". Francesco Rocca, sélectionneur de l'Italie

"Je dois vous avouer que nous étions en pleine séance d'entraînement et que je n'ai pas suivi le match Espagne-Italie en direct. J'ai demandé à certains de mes collaborateurs de rédiger un dossier sur l'Italie et je suis sûr que nous pourrons trouver un moyen de les battre, après avoir analysé leurs performances". Sándor Egervári, sélectionneur de la Hongrie