Le football, l'art, la samba... et la Seleção ! À chaque fois que cette association d'idées vient à l'esprit du spectateur, c'est le signe qu'une sélection brésilienne est bien partie pour décrocher un titre. Les joueurs brésiliens ont en effet autant besoin de joie de vivre pour briller sur le terrain que d'air pour respirer. Pendant la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Nouvelle-Zélande 2015™, ils ont retrouvé leur légèreté légendaire, s'apprêtant à affronter la Serbie, en finale, ce 20 juin.

Gabriel Boschilia, milieu offensif du FC São Paulo, sera à la baguette côté sud-américain. Chef d'orchestre de cette Verdeamarelha, il enchaîne les récitals depuis le coup d'envoi du tournoi. "C'est un joueur extrêmement dynamique. C'est lui qui donne la mesure et le rythme à notre jeu, il sait exactement à quel moment il faut accélérer le tempo ou ralentir l'action," confirme son sélectionneur Rogerio Micale au micro de FIFA.com. "Sa mobilité sur le terrain et sa grande disponibilité sont une gêne permanente pour l'adversaire".

Sur le chemin conduisant à cette finale, l'agile milieu de terrain de la Seleção a déjà marqué deux buts et délivré une passe décisive. Mais son importance dans le groupe va bien au-delà de ces statistiques. Grâce à ses qualités techniques et sa lecture du jeu, le maestro est toujours en position de recevoir le ballon, et en mesure de pouvoir le redistribuer. Il dispose également d'une technique de frappe à faire trembler n'importe quel gardien. Mais surtout, il a cette volonté de changer le cours de l'histoire du football brésilien de ces dernières années.

"Nous sommes ici pour gagner ce tournoi. Et nous sommes prêts à tout pour ça", souligne Boschilia au micro de FIFA.com. "Nous essayons de redorer l'image du football brésilien. Après ce qui s'est passé pendant la Coupe du Monde 2014, le respect pour les joueurs du Brésil n'est plus vraiment le même. Nous voulons montrer au monde entier que nous sommes toujours capables de gagner. Nous avons eu des joueurs comme Pelé, Ronaldo et Ronaldinho. Aujourd'hui, la nouvelle génération est arrivée".

Boschilia est déterminé et ça se sent. Le meneur de jeu n'attend qu'une chose : le coup d'envoi de la finale au North Harbour Stadium afin de prouver à la planète football que le Brésil a retrouvé sa splendeur passée. Et plus encore. Boschilia veut gagner en jouant un football qui correspond au style de la Seleção : "J'aime le football 'champagne'. L'objectif, c'est de marquer des buts, sans pour autant se montrer irresponsable. Je ne veux pas faire le clown, j'ai juste envie de dribbles et d'un jeu agressif basé sur une attaque efficace. C'est le football que nous montrons ici. Ce que nous voulons, c'est marquer des buts".

Joueur porte-bonheur
La Seleção semble favorite pour soulever ce trophée qu'elle a remporté pour la dernière fois il y a quatre ans, en Colombie. Pour commencer, les Brésiliens sont invaincus depuis 20 rencontres dans cette compétition. Et ils n'ont encaissé aucun but pendant quatre matches consécutifs et 502 minutes. Mais l'argument le plus intéressant, c'est Boschilia lui-même. Le meneur de jeu porte en effet bonheur au football de son pays.

Lors de la dernière édition de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA il y a deux ans aux Émirats Arabes Unis, Boschilia avait alors marqué six buts en quatre matches avant que le Brésil ne voie sa course stoppée net en quart de finale par le Mexique à l'issue d'une palpitante séance de tirs au but (10:11). Ce jour-là, le milieu de terrain de São Paulo était absent...

Aujourd'hui, Boschilia sourit quand on lui parle de sa première expérience sur la scène mondiale. Que se serait-il passé si... ? "J'étais suspendu pour ce match, malheureusement. Mais le problème n'était pas là. Nous disposions d'excellents joueurs qui auraient pu nous permettre d'aller loin. C'était notre destin", explique-t-il avant de conclure : "Aujourd'hui, un nouveau chapitre s'ouvre. C'est à nous de l'écrire et de le terminer en devenant champions du monde."