La Nouvelle-Zélande accueille actuellement la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, réputée pour avoir révélé nombre de grands footballeurs. L'édition 2015 s'avère particulièrement propice aux représentants océaniens : les jeunes All Whites ont accédé aux huitièmes de finale pour la première fois de leur histoire, tandis que les Fidji ont fêté leur toute première victoire dans un tournoi FIFA.

Avant même le début de la compétition, la formation de la nouvelle génération de joueurs océaniens a fait l'objet d'un atelier à l'AUT Millennium Center d'Auckland, auquel les entraîneurs des onze associations membres de l'OFC étaient conviés. Les Samoa américaines, les Îles Cook, les Fidji, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Samoa, les Îles Salomon, Tahiti, Tonga et le Vanuatu étaient tous représentés par au moins deux entraîneurs. Les participants étaient ainsi aux premières loges pour observer le tournoi mondial.

Organisé en collaboration avec le département technique de l'OFC, le stage s'est déroulé du 28 mai au 7 juin. Il visait à ancrer l'héritage de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA et à renforcer la formation des jeunes dans la région à travers le programme dédié de la FIFA. Il s'est axé sur le développement du football de jeunes, l'analyse des matches et l'utilisation de cette analyse dans l'entraînement. Dix rencontres de l'épreuve reine U-20 ont été passées à la loupe pour ensuite donner lieu à des séances pratiques.

Les participants ont engrangé une expérience précieuse dont s'est réjoui Kamali Fitileata, le sélectionneur des U-20 néo-calédoniens. "Nous devons beaucoup à la FIFA", a-t-il observé. "Son soutien nous permettra d'élargir considérablement le vivier d'entraîneurs de qualité capables d'élever le niveau en Océanie. À mon retour, ma première priorité sera de créer les conditions nécessaires à la mise en place d'un style de jeu prenant en compte la culture de notre pays, les caractéristiques des joueurs et d'autres facteurs pertinents. La régularité sera le maître mot."

L'OFC était bien sûr ravie de la tenue de cet atelier consacré au développement du football et des joueurs océaniens. Le directeur technique de la confédération, Patrick Jacquemet, entend prendre l'initiative et faire fructifier les progrès déjà accomplis."Le succès ne se construit pas sur la chance", commente-t-il. "Nous devons prendre les choses en main et exécuter notre plan. Le football océanien n'est peut-être pas au sommet de la pyramide, mais il progresse."

"Le soutien permanent de la FIFA joue un rôle clé dans l'essor de la participation et des performances dans la région. Toutes nos associations membres disposent aujourd'hui de programmes spécifiques et durables" souligne-t-il avant de conclure : "Les résultats obtenus par les Fidji et la Nouvelle-Zélande pendant le tournoi mondial témoignent de nos avancées".