A deux jours de la finale de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, la Nouvelle-Zélande a une nouvelle fois prouvé qu'elle savait recevoir. Plus de 300 000 personnes ont garni les tribunes des 50 matches disputés jusqu'ici. Elles ont pu profiter de performances individuelles remarquables et assister à des rencontres spectaculaires entre les 24 équipes, dont les Fidji, Myanmar et le Sénégal, qui découvraient la compétition. La finale du 20 juin entre le Brésil et la Serbie clôturera en beauté les festivités dans un North Harbour Stadium d'Auckland à guichets fermés. La troisième place sera en jeu, quelques heures auparavant, entre le Sénégal et le Mali.

"La Nouvelle-Zélande avait déjà accueilli la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 1999 et la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2008. Elle a une nouvelle fois impressionné en délivrant une excellente organisation", a apprécié le président du Comité d'organisation de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Hany Abo Rida, à l'issue de sa réunion de clôture. "Nous avons tous été parfaitement reçus et les différentes équipes ont bénéficié de conditions idéales dans chacune des villes hôtes, que ce soit au niveau des terrains d'entraînement, des hôtels ou des stades."

Un sentiment partagé par Dave Beeche, responsable du Comité Organisateur Local : "Nous sommes très heureux de la façon dont les Néo-Zélandais se sont approprié cet événement. De nouveaux amateurs de football ont fait leur apparition un peu partout dans le pays. Nous avons rassemblé par milliers les représentants de différentes communautés d'expatriés, qui ont assuré l'ambiance dans les stades et partagé leur passion pour ce sport. Nous sommes persuadés que ce tournoi permettra au football de franchir un nouveau palier dans un pays de forte tradition rugbystique".

Sept villes hôtes, cinq sur l'île du nord et deux sur l'île du sud, ont accueilli les différentes rencontres de la compétition, dont le coup d'envoi a été donné le 30 mai. Elle a été suivie dans 184 pays, par le biais de retransmissions en direct ou en différé, mais aussi par la diffusion de ses temps forts à la télévision, à la radio, sur Internet ou sur téléphone.

Les supporters du monde entier n'ont rien manqué du tournoi grâce aux réseaux sociaux. Le nombre de "like" de la page Facebook officielle de la FIFA a augmenté de 726,4 % pendant la seule phase de groupes et le nombre d'abonnés au compte Twitter anglais de la FIFA a grossi de 56 573 unités en moyenne chaque semaine, soit deux fois la capacité du North Harbour Stadium. Autre chiffre impressionnant : 55 000 personnes ont atteint FIFA.com via Facebook pour revoir uniquement les temps forts de Brésil-Nigeria.

Installée sur le Queen's Wharf d'Auckland, la FIFA Fan Experience a également connu un beau succès. Autour de 30 000 supporters s'y sont arrêtés depuis son ouverture.

Avec 44 buts marqués lors des trois premières journées, dont un nombre record de 28 le 1er juin, la compétition a débuté sur les chapeaux de roues, signe de l'enthousiasme et des qualités des participants.

Directeur des Compétitions de la FIFA, Colin Smith est persuadé que le niveau d'exigence sera maintenu jusqu'à la dernière journée : "Nous avons pu voir des équipes très au point techniquement et tactiquement et qui ont développé un football rapide et offensif. Je suis convaincu que beaucoup de ces jeunes joueurs ont de belles carrières devant eux et que nous les reverrons très vite à l'avenir sur la scène internationale".