Le compte à rebours est lancé en République de Corée, où sera donné le coup d'envoi de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA dans très exactement un an. Le tournoi accueillera les stars de demain, celles-là même qui étaient encore enfants en 2002, lorsque le pays hôte co-organisait la Coupe du Monde de la FIFA™ en compagnie du voisin japonais, et rêvaient d'un avenir étoilé.

Lee Chungyong compte parmi les joueurs qui ont eu la chance de participer aux deux compétitions. Il a effectué ses premiers pas sur la scène internationale à l'occasion de la Coupe du Monde U-20 en 2007 au Canada, avant de porter le maillot des Guerriers Taeguk lors des Coupes du Monde 2010 et 2014, trouvant même le chemin des filets contre l'Argentine et l'Uruguay pendant l'édition sud-africaine. Même si son équipe avait terminé dernière de son groupe en 2007 au Canada, Lee conserve des souvenirs impérissables de cette expérience. "En Corée du Sud, tous les supporters sont élogieux à propos de ce tournoi", raconte-t-il. "Nous n'avions pas eu de bons résultats, mais les gens avaient apprécié nos performances. C'est l'époque où j'ai pris le plus de plaisir, parce que nous pratiquions vraiment du bon football. Cette Coupe du Monde U-20 était aussi particulière pour moi. Comme je n'étais pas encore en équipe nationale chez les U-17, il s'agissait de ma toute première."

Une chance pour le football sud-coréen
Pour son entrée en matière, Lee avait croisé le fer avec les États-Unis et la Pologne, qui comptaient respectivement dans leurs rangs Jozy Altidore et Grzegorz Krychowiak, mais aussi avec le Brésil. "J'ai affronté Alexandre Pato, David Luiz et Marcelo, qui sont tous devenus de grands joueurs", se souvient le Sud-Coréen. "J'avais entendu dire que les grands clubs les observaient, mais je n'y ai pas prêté vraiment attention parce que nous avons mieux joué qu'eux ! Je suis très fier d'avoir disputé un match contre eux."

Un doublé de Pato avait toutefois contraint la République de Corée à une défaite 3:2, la seule de leur parcours au Canada. Malheureusement, les nuls enregistrés dans les deux autres rencontres de la phase de groupes n'avaient pas permis à Cho Donghyun et à ses troupes de se qualifier pour la suite de l'épreuve. Ce n'était que partie remise, l'équipe atteignant la phase à élimination directe lors de chaque édition suivante, avant d'échouer à valider son billet pour la Nouvelle-Zélande l'an dernier.

En 2017, le pays hôte ambitionne de faire mieux qu'en 1983 au Mexique, où il avait obtenu le meilleur résultat de son histoire : une quatrième place après une élimination devant la Seleção en demi-finale. "C'est une grande opportunité pour les joueurs", estime Lee. "C'est aussi une chance pour le football sud-coréen. Pour les joueurs, à ce moment-là de leur carrière et à cet âge-là, ce sera très important. Tout le monde regarde cette Coupe du Monde, il y aura de nombreux recruteurs."

D'ici un an jour pour jour, les yeux des amoureux du ballon rond seront tournés vers le pays du Matin calme. Les locaux chercheront à marcher dans les traces de Lee ou encore Ki Sungyueng qui, après 2007, ont franchi le pas et se sont installés en équipe A.