• Philipp Ochs est incontournable chez les U-20 allemands
  • Il se prépare à disputer la Coupe du Monde U-20 en République de Corée 
  • Il connait une situation difficile avec son club, Hoffenheim

Le parcours de Philipp Ochs prouve que faire ses preuves en sélections de jeunes ne suffit pas toujours à lancer sa carrière chez les professionnels. Le gaucher de 20 ans évoque pour FIFA.com la Coupe du Monde U-20 de la FIFA en République de Corée, l’excellent parcours de Hoffenheim 1899, aux portes de la qualification pour la Ligue des champions de l’UEFA, et sa situation personnelle difficile.  

Ascension…
La carrière d’Ochs a, jusqu’ici, connu une trajectoire résolument verticale. Habitué à semer la panique dans le couloir gauche, le jeune ailier est aussi un redoutable finisseur, capable de faire la différence à tout moment. Au printemps 2016, il fait ses premières apparitions à Hoffenheim, alors à la lutte pour le maintien. Son nom apparaît de plus en plus régulièrement sur les feuilles de match. En sélection, Ochs évolue généralement assez haut ; en club, il doit en revanche se satisfaire d’un rôle de latéral. Son équipe ayant l’habitude d’aligner une défense à trois, il lui arrive fréquemment de se retrouver seul dans son couloir de prédilection.   

La situation ne trouble pas outre mesure l’intéressé. "Je suis plus à l’aise quand il s’agit d’attaquer, mais j’ai la chance de pouvoir occuper plusieurs postes. Je suis un joueur polyvalent. C’est un atout supplémentaire pour mon développement." Hoffenheim présente un visage offensif et impose un pressing très haut à l’adversaire à la perte du ballon, ce qui n’est évidemment pas pour déplaire à Ochs. "Mon collègue Steven Zuber a déjà marqué quelques buts, alors qu’il évolue à un poste similaire au mien. Je suis certain que cette flexibilité sera très utile pour la suite de ma carrière."

... et stagnation
Mais depuis le début de la saison, les opportunités de briller se font rares. En attendant, Ochs ronge son frein avec la réserve, en championnat régional. Hoffenheim se retrouve aujourd’hui en course pour accéder à la Ligue des champions de l’UEFA, mais d’autres joueurs ont la confiance de l’entraîneur. "Le temps de jeu est crucial, surtout pour un jeune footballeur. Malheureusement, le club est bien pourvu à mon poste. Nous avons beaucoup d’individualités talentueuses", constate-t-il. Malgré quelques propositions intéressantes, Ochs rêve toujours de s’imposer dans son club formateur. "Il faut se battre, tout donner et profiter de chaque occasion pour montrer au coach que je suis là et que je veux jouer."

Pour mieux gérer cette situation frustrante, Ochs échange avec ses coéquipiers. "Les plus jeunes, comme Niklas Süle ou Jeremy Toljan, m’aident à prendre mon mal en patience. Des joueurs plus expérimentés comme notre capitaine Eugen Polanski sont là aussi pour me donner de bons conseils quand je me pose des questions."

La République de Corée pour rêver
Ochs en profite pour rappeler le rôle essentiel joué par les compétitions de jeunes internationales dans le développement des footballeurs en devenir. "L’Euro organisé l’année dernière chez nous était déjà exceptionnel. Mais cette Coupe du Monde U-20 en Corée du Sud s’annonce extraordinaire. Nous allons découvrir une nouvelle culture et beaucoup d’autres équipes. Je me réjouis vraiment d’y participer et pour tout vous dire, j’ai hâte d’y être", confie celui qui porte régulièrement le brassard de capitaine de la sélection U-20 allemande.

"Je me vois comme quelqu’un d’important dans le groupe. Ça signifie notamment qu’il me revient d’intégrer les nouveaux, ceux qui viennent d’arriver dans l’équipe, afin qu’ils se sentent à l’aise", poursuit Ochs lorsqu’on l’interroge sur son rôle. "Sur le terrain, chacun est prêt à se battre pour les autres. Dans cette équipe, on donne tout pour ses partenaires." Si l’Allemagne parvient à conserver cet état d’esprit en République de Corée, tous les espoirs lui sont permis.