• Le milieu de terrain Sarpreet Singh veut aider la Nouvelle-Zélande à franchir un palier à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA
  • L'adolescent a reçu un soutien financier et logistique de la part de Winston Reid, capitaine de la Nouvelle-Zélande
  • Singh affirme que "jouer au football est la seule chose qu'il ait jamais voulu faire"

Sarpreet Singh avait dix ans lorsque Winston Reid a marqué l'historique but permettant à la Nouvelle-Zélande d'égaliser contre la Slovaquie et d'enregistrer ainsi son premier point dans une Coupe du Monde de la FIFA™. Aujourd'hui âgé de 18 ans, le Néo-Zélandais a déjà bien avancé sur la voie qui mène à la réussite. Quant à Reid, il est devenu le capitaine de la sélection senior... et un élément important dans le parcours de Singh.

Alors que Singh dispute les qualifications pour la Coupe du Monde U-17 2015 aux Samoa, Ernie Merrick, alors entraîneur de Wellington Phoenix, le repère et l'invite à rejoindre le centre de formation du club. Mais là, double problème, lié non seulement au financement de l'opération, mais également à la scolarité de l'adolescent. Né et élevé à Auckland par des parents originaires d'Inde, Singh est obligé de déménager à destination de la capitale, dans le sud de l'île du Nord. C'est là que Reid intervient. Singh et un autre adolescent de son âge, Max Mata, seront ainsi les premiers bénéficiaires d'une bourse Winston Reid.

"Winston Reid a joué un rôle important dans tout le processus", explique Singh à FIFA.com. "Il a aidé sur le plan financier en trouvant une solution pour que je puisse être scolarisé à Wellington et avoir un hébergement. C'est lui qui s'est occupé de cet aspect des choses et je lui en suis très reconnaissant. Je n'ai jamais rencontré Winston en personne, mais nous parlons sur Skype et occasionnellement, je lui envoie un mail si j'ai besoin de quelque chose."

Milieu offensif, Singh est bien parti pour atteindre son rêve de faire du football son métier. Récemment, il a fait ses débuts avec les seniors du Phoenix, seul club professionnel de Nouvelle-Zélande. "Il y a beaucoup plus d'intensité et vous devez prendre vos décisions beaucoup plus vite, mais j'ai bien aimé. D'une certaine manière, c'est presque plus facile car vous avez plus de possibilités", raconte après coup un Singh tourné à présent vers la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017 où la Nouvelle-Zélande affrontera dans le Groupe E le Viêt-Nam, le Honduras, et la France.

Un rêve devenu réalité
Ces dernières années, les Kiwis ont d'ailleurs obtenu des résultats encourageants en Coupes du Monde U-20 et U-17, avec notamment une qualification pour le deuxième tour du Mondial U-20, il y a deux ans à domicile. Quelques mois plus tard, ils ont reproduit la performance à la Coupe du Monde U-17, avec une défaite malchanceuse (0:1) contre le Brésil en huitième de finale.

Singh faisait d'ailleurs partie de cette équipe et estime que cette expérience à Chili 2015 sera bénéfique en République de Corée. "Cette expérience de la Coupe du Monde est toujours très utile pour un joueur", analyse Singh. "Il n'y a rien à craindre. Nous connaissons la qualité de nos adversaires, mais si nous nous préparons bien, ça devrait aller." Les rêveries de l'écolier Singh en 2010 semblent bien lointaines, mais le joueur de 18 ans ne les a pas oubliées. "Quand j'ai commencé à jouer à un jeune âge, je voulais devenir footballeur professionnel et jouer en équipe nationale. Je n'avais que ça en tête et peu à peu, j'y arrive," conclut-il. Peut-être jouera-t-il un jour en Coupe du Monde, aux côtés de Winston Reid.