• Des tests VAR ont été effectués tout au long de République de Corée 2017
• C'est la première fois que des VAR officient dans un tournoi de jeunes
• Bjorn Kuipers : "Il est capital que quelqu'un soit là pour m'éviter une erreur"

Marquée par des buts somptueux et un football de haut niveau pour le plus grand bonheur des supporters, la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017 se distingue en outre par le recours aux arbitres assistants vidéo (VAR). Après les premiers essais réalisés lors de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2016, l'assistance vidéo a été expérimentée à plus grande échelle sur la péninsule asiatique. "C'est une technologie très importante, affirme l'arbitre Bjorn Kuipers à FIFA.com. Il faudra s'y habituer. Nous devons en faire une partie intégrante du football et accepter de nous y fier."

Arbitre d'une finale de Coupe de Confédérations de la FIFA et de la Ligue des champions de l'UEFA, et présent à Brésil 2014, Kuipers a participé au premier test "semi-live" effectué il y a neuf mois et il a suivi l'évolution du système. "Je suis très satisfait des progrès accomplis, se réjouit-il. "Je ne suis pas un autocrate sur le terrain. Si je me trompe, je suis heureux qu'un VAR me le signale. Il est capital que quelqu'un soit là pour m'éviter une erreur."

Cas de recours aux VAR
• Buts
• Penalties
• Cartons rouges
• Erreurs d'identité

Cette technologie ayant une influence cruciale sur l'arbitrage, les 88 officiels – tant les traditionnels que les VAR – de République de Corée 2017 ont passé une semaine entière à se former à son utilisation avant le tournoi. "Ce n'est pas facile, elle demande un apprentissage", explique-t-il. "On apprend à faire de la bicyclette, on apprend à jouer au foot, eh bien on doit aussi apprendre comment et quand utiliser les VAR."

"L'arbitre fait du très bon travail en général", assure de son côté l'arbitre assistant vidéo Nawaf Shukralla à FIFA TV. "Le VAR joue un rôle de soutien auprès de l'arbitre et des joueurs. Il est là pour les aider, pour faciliter le jeu, et non pour pénaliser les joueurs."

Parallèlement à son apprentissage accéléré par les arbitres, le système est de mieux en mieux accepté par les joueurs et les entraîneurs. "On voit qu'ils ont confiance dans le corps arbitral et les VAR", constate Kuipers, pour qui le problème le plus épineux sera d'expliquer le fonctionnement de l'assistance vidéo aux supporters. "Non seulement dans le stade, mais dans le monde entier, admet-il.

Pour utiliser les VAR, qui sont encore en phase expérimentale, nous devons parfaitement clarifier les procédures, car peu de gens les connaissent. Il est important que le public sache bien dans quels cas précis on peut faire appel à l'assistance vidéo. Celle-ci ne doit rien changer au jeu et au rôle de l'arbitre", conclut-il.