Lorsqu'en novembre 2015, l'équipe masculine de Belgique a détrôné l'Allemagne, championne du monde en titre, en tête du Classement mondial FIFA/Coca-Cola, pour la toute première fois de son histoire, les Diables Rouges se sont vus propulser sur le devant de la scène du football mondial. Désignée meilleure équipe de l’année 2015 quelques semaines plus tard, la Belgique a trouvé sa place parmi les meilleures sélections de la planète. Aujourd’hui, les Red Flames aimeraient emboîter le pas aux hommes.

"Nous venons de loin. Il y a cinq ans, le monde ne nous connaissait pas vraiment", explique ainsi Janice Cayman, la meneuse de jeu belge, à FIFA.com. "Les bons résultats de la sélection masculine et son ascension nous ont été profitables. Ça nous a fait sentir que nous avions du talent et de bons éléments, et que nous avions toutes nos chances d'aller loin dans les tournois. Nous avons une équipe de communication compétente qui a fait la promotion de notre équipe. Ça nous a donné confiance."

Les Red Flames courent toujours après une première participation à un grand tournoi. Leur rêve pourrait bien se réaliser prochainement puisque dans la campagne de qualification pour l'UEFA EURO féminin 2017 qui se déroulera aux Pays-Bas, la Belgique est actuellement au coude-à-coude avec l'Angleterre pour terminer à la première place du Groupe 7. "Ce serait génial si nous pouvions nous qualifier. Ce serait très bénéfique pour le football féminin belge. Mais il nous reste encore trois rencontres à disputer. Nous avons fait un bon match contre l'Angleterre, mais nous avons laissé filer des points face à la Serbie. Nous devons essayer de tous les gagner. Ensuite nous pourrons valider notre billet pour le championnat d'Europe", résume modestement la milieu de terrain qui a fait ses débuts en sélection à l’âge de 18 ans.

Les États-Unis et la France en exemples
"Le nul 1:1 contre la Serbie a été un peu décevant. Mais nous avons tiré les leçons de cette rencontre. Notre participation à la Coupe de l'Algarve nous a elle aussi renforcées", poursuit celle qui a été sacrée meilleure buteuse du tournoi avec quatre réalisations. "Nous devenons meilleures d’année en année. Nous devons continuer dans cette direction et essayer marcher sur les traces de la France."

Selon Cayman, la Belgique a donc tout intérêt à s’inspirer de nations où le football féminin est davantage reconnu et pratiqué. Cayman a d'ailleurs vécu trois ans aux États-Unis, où elle a étudié à la Florida State University tout en s’adonnant à sa passion pour le ballon rond. Depuis 2012, elle évolue en première division française sous les couleurs de Juvisy. "Lors de la Coupe du Monde Féminine 2011 en Allemagne, la France a atteint les demi-finales. Cette étape importante a stimulé le football féminin français. Aux États-Unis, le soccer est omniprésent et rencontre plus de succès chez les filles que chez les garçons. Il y a d'autres exemples. Nous devons nous concentrer sur les résultats. Peut-être qu'alors nous pourrons nous rapprocher des autres grandes nations", espère l'internationale de 27 ans, avant de mettre en avant les qualités des Red Flames. "Nous avons dans nos rangs de grands talents comme Tessa Wullaert, qui évolue en Allemagne à Wolfsbourg. Nous jouons très bien ensemble, nous sommes à la fois jeunes et expérimentées. C'est un bon mélange et nous avons toutes le même objectif : participer au championnat d'Europe."

Le prochain match de qualification, contre l'Estonie, est prévu en juin, puis ce sera le tour en septembre de la Serbie et, pour finir en beauté, de l'Angleterre. Cayman a en tous cas toutes les raisons de se montrer optimiste puisque les six meilleurs deuxièmes se qualifieront eux aussi pour la phase finale.