• La Japonaise Ami Otaki a suivi le Master FIFA pour préparer son après-carrière
  • Elle a remporté la Ligue des champions féminine de l'UEFA avec Lyon en 2012
  • Elle espère disputer le Tournoi Olympique en 2020 à Tokyo

Initiée dès son plus jeune âge aux joies du ballon rond, la Japonaise Ami Otaki a disputé son premier match en club à six ans. "À 14 ans, je me suis rendue pour la première fois aux États-Unis à l’occasion de matches amicaux. Depuis cette époque, je rêvais de devenir joueuse professionnelle", raconte-t-elle au micro de FIFA.com. "J’ai essayé de saisir toutes les opportunités qui se présentaient de jouer à l’étranger. Quand Lyon m’a recrutée à l’âge de 22 ans, j’ai eu l’impression que mon rêve était devenu réalité."

Mais que faire une fois sa carrière terminée ? Cette question, la joueuse de 28 ans se l'est posée. Otaki n’avait jamais eu l’occasion de se former à un autre métier. Quels étaient ses atouts pour réussir cette deuxième vie ? La lauréate de la Ligue des champions féminine de l’UEFA 2012 a trouvé quelques réponses. "Après ma première retraite en 2015, j’ai cherché un Master spécialisé dans le sport. Le Master FIFA est assez connu au Japon, grâce à Tsuneyasu Miyamoto, ancien capitaine de l’équipe nationale, qui était membre de la 13ème promotion", poursuit Otaki.

"J’avais envie de travailler dans le monde du sport, mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais ou de ce que je pouvais faire. Le contenu de cette formation était donc idéal pour moi car il m’a permis d’élargir ma palette de connaissances, ce qui est indispensable pour réussir dans ce domaine. Le contexte très international du Master FIFA rend cette formation unique et passionnante, surtout comparée aux autres programmes du même type. J’ai vécu des moments extraordinaires en compagnie de 30 étudiants originaires de 23 pays différents. Le Master FIFA offre également l’accès à un réseau exceptionnel dans le domaine du sport, ce qui le rend unique. C’est un élément essentiel pour réussir par la suite."

Qu’est-ce que le Master FIFA?

  • Il s’agit d’un Master consacré à la formation au management dans le domaine sportif
  • Le programme se concentre sur trois aspects essentiels et indissociables du sport : lettres, management et droit
  • Soutenu par la FIFA et organisé par le Centre International d’Étude du Sport (CIES)* *

Toutefois, la retraite n’est déjà plus qu’un lointain souvenir pour Otaki. Après avoir obtenu son Master FIFA en juillet 2017, elle s’est engagée avec le Paris FC. Son retour sur les pelouses françaises a toutefois été de courte durée, puisqu’elle a quitté le club parisien pendant la trêve hivernale. "Quand j’étais sur le terrain en France, je pensais d’abord en tant qu’individu. Au Japon, les individualités doivent impérativement se mettre au service du collectif", détaille-t-elle pour expliquer les différences entre les deux championnats. "En France, mes entraîneurs insistaient beaucoup sur la nécessité de ne pas perdre les duels ; au Japon, les techniciens préfèrent mettre l’accent sur la supériorité numérique et la nécessité de défendre et d’attaquer en bloc. Ces approches expliquent en partie pourquoi tant de joueuses éprouvent des difficultés à se réadapter, à leur retour au Japon."

Mais Otaki entend bien prouver qu’il faudra compter avec elle à l’avenir. "Maintenant, je me suis fixé pour objectif de participer aux Jeux Olympiques 2020 à Tokyo. Je sais que ça ne sera pas simple, mais je veux prouver que rien n’est impossible", annonce celle qui a constaté que l’image du football féminin a beaucoup évolué au Japon au lendemain du triomphe des Nadeshiko en Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2011™. "Mais cette explosion de popularité ne s’est pas confirmée sur le long terme et il reste encore beaucoup à faire", admet-elle pourtant. "Mais de nombreuses jeunes filles rêvent aujourd’hui de devenir footballeuses, et c’est l’une des plus belles réussites liées à ce titre mondial."

Otaki et la formation au Japon :

  • *"À travers des stages organisés avec les clubs locaux, la fédération offre des perspectives intéressantes aux joueuses."

    *

  • *"La jeune génération a énormément progressé grâce aux programmes de formation."

    *

  • *"Nos formateurs devraient consacrer davantage de temps et d’énergie à favoriser l’éclosion de fortes individualités, non seulement techniquement, mais aussi physiquement et mentalement."

    *

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