Une fois de plus, elle était là. Après 115 minutes laborieuses face à la Suède, arrivée quasiment de nulle part, elle a repris un centre et propulsé le ballon au fond des filets adverses (2:0). Cette joueuse, c'est Simone Laudehr. Lorsque l'équipe allemande se trouve en position délicate, elle sait désormais pouvoir compter sur sa buteuse décisive.
En finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2007, elle avait marqué un but libérateur (2:0) quatre minutes avant la fin du match contre le Brésil. Vendredi soir à Shenyang, elle a récidivé en quarts de finale des Jeux. "On dirait que je suis toujours là au bon moment", confie la joueuse à FIFA.com. Elle tente ainsi d'expliquer son sens du but dans les situations cruciales. "Ce but m'a rempli de joie. Il était très bien préparé et je voulais absolument le mettre au fond. Il nous a permis de faire la différence."
Les défenses des adversaires de l'Allemagne se concentrent généralement sur l'attaquante de choc Birgit Prinz. Pourtant, le compteur de Prinz est à zéro pour ces Jeux. Ses coéquipières, comme Laudehr, ont pris la relève. "A chaque rencontre, j'ai envie de marquer, mais c'est plus difficile au niveau international qu'en Bundesliga."
Le match de lundi aura un goût de déjà vu pour les joueuses de Silvia Neid : en demi-finale, elles seront une nouvelle fois opposées aux Brésiliennes. "Nous les avons déjà rencontrées deux fois cette année et nous nous connaissons à fond. Nous tenterons de tirer parti de leurs faiblesses pour préserver notre but", indique Laudehr.
Si la défense allemande n'a toujours pas cédé depuis le début du tournoi, elle le doit à sa gardienne Nadine Angerer, impériale dans ses cages, mais aussi à l'ensemble de l'équipe. "Nous avons une longue préparation derrière nous. Nous sommes toutes solidaires, personne ne fait cavalier seul", explique la joueuse de milieu de terrain du FCR Duisbourg.
Cette solidarité pourrait leur valoir un nouveau succès face aux Sud-Américaines. La Mannschaft n'est plus qu'à un match du village olympique. "Nous voulons nous y installer en tant que finalistes, indique Simone, qui participe à ses premiers Jeux. Je suis très curieuse de m'y rendre", se réjouit la footballeuse, qui souhaite faire connaissance avec les autres sportifs. L'un d'entre eux la fascine tout particulièrement : "J'aimerais bien rencontrer Michael Phelps".
En parlant de nageur, il est certain que Laudehr fera tout pour que l'Allemagne ne coule pas lundi. Elle est convaincue que son équipe, championne du monde et d'Europe en titre, est capable de remporter enfin l'or olympique. "Comme l'an dernier en Coupe du Monde, nous formons une équipe soudée. Nous restons fidèles à notre devise : une pour toutes, toutes pour une." Simone Laudehr pourrait être celle qui marquera le but de la victoire.


