En août prochain, tous les regards seront tournés vers le Brésil et les Jeux Olympiques d'été 2016. Le nom des équipes qui y représenteront la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes pour le Tournoi Olympique de Football Féminin n'est pas encore connu, mais l'épreuve qualificative qui se tiendra aux États-Unis du 10 au 21 février va permettre de remédier au problème.

Huit sélections, réparties en deux groupes, abordent cette compétition avec l'intention de décrocher l'un des deux billets en jeu. Le Groupe A est composé des États-Unis, de Porto Rico, du Mexique et du Costa Rica, tandis que le Groupe B mettra aux prises le Canada, le Guatemala, Trinité-et-Tobago ainsi que le Guyana.

Les États-Unis, sacrés champions du monde l'an passé et médaillés d'or en 2012 à Londres, mais aussi le Canada, pays hôte de la dernière Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, font figure de favoris. Pour Jill Ellis, la sélectionneuse des Stars and Stripes élue récemment Entraîneur de l'année FIFA pour le football féminin  la prudence reste toutefois de mise. "Nous sommes dans un groupe difficile. Seules les deux premières équipes peuvent en sortir, donc cette année, nous n'avons aucun droit à l'erreur. Il va falloir démarrer pied au plancher", confiait-elle au micro de FIFA.com en marge du Gala FIFA Ballon d'Or.

"Nous devrons tout faire pour terminer en tête de notre groupe avant une demi-finale très compliquée. Ce que j'aime chez mes joueuses, c'est qu'elles considèrent que rien n'est jamais gagné d'avance. Il faut toujours se battre. C'est comme ça que nous voyons les choses et c'est là-dessus que nous nous concentrons", a-t-elle ajouté. "En 2011, nous avons dû en passer par des barrages afin de valider notre billet pour la Coupe du Monde et je crois que cette épreuve est toujours restée dans un coin de nos têtes. Dans notre confédération, rien n'est jamais acquis. On y affronte des équipes qui disputent régulièrement la Coupe du Monde et qui disposent d'une grande expérience."

Les équipes auxquelles Ellis fait allusion sont le Canada, le Mexique et le Costa Rica. Lors du dernier rendez-vous mondial, toutes trois ont connu des fortunes diverses. Le Costa Rica et le Mexique ont ainsi été éliminés dès la phase de groupes. Le premier a concédé deux nuls contre l'Espagne et la République de Corée avant de s'incliner devant le Brésil, tandis que le second a enregistré deux défaites face à l'Angleterre et la France, ne sauvant l'honneur que grâce à un nul arraché à la Colombie.

Des outsiders motivés
Pour le Canada, le rêve de remporter la Coupe du Monde Féminine sur son propre sol a pris fin en quart de finale. John Herdman, le sélectionneur, n'a pas eu beaucoup de temps pour ruminer cette immense déception puisqu'il a rapidement dû se pencher sur un nouvel objectif : les Jeux Olympiques. Aujourd'hui, c'est avec détermination qu'il aborde les qualifications. "Nous sommes en mesure de nous concentrer pleinement sur le tournoi à venir et, nous l’espérons, de nous positionner afin de défendre notre médaille de bronze à Rio", annonce-t-il sur le site de la fédération canadienne. "Nous avions un groupe très riche, ce qui a rendu la sélection finale vraiment difficile. Mais nous avons construit une équipe capable d'aller de l’avant et de faire le boulot, qui consistera à faire honneur au pays en se qualifiant pour Rio 2016."

Porto Rico, le Guatemala, Trinité-et-Tobago et le Guyana sont quant à eux des noms beaucoup moins connus sur la scène internationale. Ces quatre nations évoluent loin des sommets, comme le confirme le Classement mondial féminin FIFA/Coca-Cola, dont elles occupent respectivement le 108ème, 76ème, 48ème et 89ème rang. D'ailleurs, aucune d'entre elles n'a jamais pu se qualifier pour les Jeux Olympiques ni la Coupe du Monde Féminine.

Pour autant, sous-estimer ces équipes serait une grossière erreur, comme l'a confirmé la Portoricaine Nicole Rodriguez sur CONCACAF.com : "Mentalement, il est très important pour nous de prendre conscience que si nous participons à ce tournoi qualificatif, c'est qu'il y a une bonne raison. Nous ne sommes pas là par accident. Nous sommes prêtes et capables de nous mesurer aux meilleures". Richard Hood, entraîneur de Trinité-et-Tobago, croit lui aussi en ses joueuses : "Nous estimons avoir de bonnes chances de bien figurer", a-t-il ainsi affirmé. Les favoris sont prévenus